La souveraineté numérique des avions de combat en question

Tom Shark prend connaissance des récents articles consacrés à la prochaine acquisition d’un nouvel avion de combat par la Suisse. Il constate avec effroi la candeur des décideurs helvétiques qui pensent pouvoir assurer leur indépendance en exigeant des engagements écrits et un accès complet au code source de tous les logiciels liés aux appareils. La protection des données des futurs avions de combat semble éveiller certaines consciences, à l’instar de ce qui s’était produit lors de l’acquisition par la police bâloise de véhicules de marque Tesla qui comportaient notamment des possibilités d’écoute des conversations ayant lieu dans l’habitacle. C’est toutefois la résignation qui prévaut: les principaux acteurs du dossier mettent en exergue la dépendance de la Suisse, ainsi que les risques de fuite ou de vols de données. Reste à savoir l’intensité de cette dépendance et à en mesurer les risques…

…L’électronique embarquée dans les différents outils de la guerre moderne constitue à n’en point douter leur talon d’Achille. En sus d’offrir une cible à l’adversaire, elle constitue une formidable opportunité pour les États producteurs de réguler les conflits. Seule une autarcie stratégique (illusoire à ce stade) pourrait permettre d’y échapper. L’avenir appartiendra à ceux qui pourront maîtriser les composants de la chaîne de défense et ainsi garantir une réelle indépendance. Et pour ce faire, une industrie d’armement indépendante est nécessaire.

Article complet et source : Antipresse, par Sébastien Fanti

Zehn Fragen zum Schweizer Geheimdienst

Der Schweizer Nachrichtendienst gilt als kleiner und “intellektueller” Geheimdienst, der eher mit peinlichen Amateurfehlern denn mit blutigen Aktionen von sich reden macht. Ein kurzes Porträt in zehn Fragen und Antworten.

Was darf der Schweizer Nachrichtendienst?

Im Vergleich zu den Diensten anderer Länder: Nicht sehr viel. Was mit ein Grund ist, warum die Schweiz für ausländische Spione so interessant ist: “Das freiheitliche Klima in der neutralen Schweiz wird auch von Spionen seit je geschätzt.

Welche Erfolge kann der Schweizer Nachrichtendienst vorweisen?

Der Schweizer Nachrichtendienst will es nicht bestätigen, aber gemäss Medienberichten hat er im August 2016 eine Entführung auf Schweizer Boden verhindert: Angeblich träufelte ein Spion einem Anhänger der Gülen-Bewegung K.-o.-Tropfen in ein Getränk, damit der türkische Geheimdienst ihn entführen konnte. Offenbar dank der Observierung der türkischen Agenten durch den Schweizer Nachrichtendienst konnte diese Entführung vereitelt werden. Weitere Erfolge sind wahrscheinlich, sie blieben aber – das gehört zum Wesen der Institution – geheim.

Ganz artikel : Swissinfo