Zehn Fragen zum Schweizer Geheimdienst

Der Schweizer Nachrichtendienst gilt als kleiner und “intellektueller” Geheimdienst, der eher mit peinlichen Amateurfehlern denn mit blutigen Aktionen von sich reden macht. Ein kurzes Porträt in zehn Fragen und Antworten.

Was darf der Schweizer Nachrichtendienst?

Im Vergleich zu den Diensten anderer Länder: Nicht sehr viel. Was mit ein Grund ist, warum die Schweiz für ausländische Spione so interessant ist: “Das freiheitliche Klima in der neutralen Schweiz wird auch von Spionen seit je geschätzt.

Welche Erfolge kann der Schweizer Nachrichtendienst vorweisen?

Der Schweizer Nachrichtendienst will es nicht bestätigen, aber gemäss Medienberichten hat er im August 2016 eine Entführung auf Schweizer Boden verhindert: Angeblich träufelte ein Spion einem Anhänger der Gülen-Bewegung K.-o.-Tropfen in ein Getränk, damit der türkische Geheimdienst ihn entführen konnte. Offenbar dank der Observierung der türkischen Agenten durch den Schweizer Nachrichtendienst konnte diese Entführung vereitelt werden. Weitere Erfolge sind wahrscheinlich, sie blieben aber – das gehört zum Wesen der Institution – geheim.

Ganz artikel : Swissinfo

Fuite de données : quel impact pour la Suisse ?

Près de 2,2 milliards de données collectées par des hackers: c’est le contenu de «Collection #1-5», plateformes d’identifiants volés diffusées à partir de janvier dernier sur internet. Selon une enquête de la RTS, 3,3 millions de comptes électroniques suisses y figurent, dont ceux de conseillers fédéraux et de l’armée.

Toutes ces données représentent pour l’essentiel des noms d’utilisateurs avec les mots de passe associés. Selon des spécialistes en cybersécurité, ces différentes plateformes appelées «Collection #1-5» constituent l’une des plus grandes effractions de données décelées à ce jour.

La RTS a analysé tous les courriels provenant de domaines suisses listés dans cette gigantesque archive, indique-t-elle mercredi sur son site. Et le constat semble clair: du Conseil fédéral à l’armée, en passant par des parlementaires, des conseillers d’Etat et des milliers d’employés de la Confédération et des cantons, c’est toute la Suisse qui est concernée par cette immense fuite de données.

Source : Le Temps

Interview de Jean-Pierre Hubaux, professeur à l’EPFL, directeur académique du Centre pour la confiance numérique.

FORUM : Interview

Profils, mots de passe, emails: tous piratés?

La révélation de la SonntagsZeitung est passée presque inaperçue il y a quelques semaines. Un quart des parlementaires suisses ont été touchés par un vol massif de données informatiques. La fuite s’appelle Collection#1; elle rassemble près de 800 millions d’adresses emails et de mots de passe. Le scandale devrait vous intéresser: avec des millions d’adresses suisses, il y a de bonnes chances que vous soyez concernés.

Alors profils, mots de passe, emails: tous piratés? Infrarouge a ouvert le débat mercredi 6 mars. Pour vérifier si votre adresse électronique a été piratée, deux adresses possibles:

– haveibeenpwned.com

– sec.hpi.de/ilc

Source : RTS – Infrarouge

Intelligence artificielle et guerre de l’information

Cette éthique dans le développement de l’intelligence artificielle est-elle une notion partagée par toutes les entreprises, et tous les pays ?

Soyons lucides : une éthique toute relative qui n’en oublie jamais pour autant le sens émérite des affaires… Ces passes d’armes « éthiques »  par médias interposés le laissent à penser très fortement, dès lors que l’on se penche un petit peu sérieusement, et en profondeur, sur le contexte d’apparition de ses débats « sociétaux ». Un timing toujours bien réglé, et souvent opportun en deuxième rideau, se fait souvent jour. Car nos industriels ont aussi des agendas chargés que promeuvent et « portent » bien souvent au-devant de la scène dans l’espace public, des associations d’apparence « philanthropiques », afin de relayer en réalité certaines visées commerciales du moment, se jouant elles en coulisses. Les contrats militaires de grande envergure se gagnent aussi à travers les « médias-caisses de résonances ». La guerre de l’information et les actions d’influence y font souvent rage entre nations. Mais aussi entre industriels eux-mêmes, avides de gains institutionnels : question de survie économique ! 

En guise d’illustration, rappelons-nous à ce propos des fuites très opportunes de documents confidentiels dans le quotidien « The Australian », en lien avec la vente des sous-marins du constructeur français de défense DCNS… « Guerre économique oblige » avait-on conclu à l’époque dans le milieu des spécialistes de l’intelligence économique. Il y a encore peu, c’était plutôt les intelligences artificielles « stupides » qui focalisaient les attentions inquiètes de nos gentils savants californiens philanthropes, comme le relayait Toby Walshsur la chaîne américaine ABC en 2017, à gorge déployée. Si les armes autonomes n’en sont pour la plupart qu’au stade de prototypes, il est certain qu’elles arriveront sur le marché de la guerre d’ici à très peu de temps, prédisait le chercheur. Idem pour les IA génératrices de textualités intelligentes automatiques qui nous occupent dans cette tribune… Pour preuve, la publication opportune de son livre sur la question la même année au titre tapageur : « It’s Alive !- Artificial Intelligence from the Logic Piano to Killer Robots ».

Et tout naturellement, elles attisent les convoitises stratégiques des militaires, et pécuniaires des industriels… Pour DCNS, la lecture la plus simple est que cette fuite constituait des représailles à son succès économique. « Mais dans ce genre d’affaires, il y a toujours un jeu de brouillage de cartes » avait indiqué dans les colonnes de l’Express Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique (EGE) à Paris. On se rappela également pour mémoire les paroles d’Alain Mermoud, expert Suisse en sécurité et membre de l’armée helvète, « ce n’est pas la volumétrie des documents qui ont fuité qui compte, mais le timing. Il y a eu des jalousies sur cette vente de sous-marins, et vu le niveau de sécurité dans l’armement, l’humain est souvent le maillon faible ».

Faut-il encore le rappeler sempiternellement : dans la guerre économique, l’important n’est jamais de jouer, mais de l’emporter. L’éthique et le beau geste entre compétiteurs ne sont que de peu de poids, seul compte la victoire pour les belligérants.

Source : Franck DeCloquement pour Atlantico