Facial Recognition: A Privacy Crisis

Your face is what makes you unique. It’s what gives you your distinct appearance, allows you to express your mood, emotions, and reactions, and enables you to communicate. Over the past decades, your face has become a tool for doing a whole lot more. It can unlock your phone, allow you to board a plane, cross borders, and pay for coffee. All of this is due to the rise of facial recognition technology (FRT), a type of artificial intelligence that utilizes deep learning to quantify the unique identifiers of individual faces, which are then analyzed and compared to databases of photos. While FRT has distinct advantages – such as crime and fraud prevention, efficiency, and convenience – the risks that accompany its widespread use signal the end of privacy as we know it. Yet governments around the world have been slow to initiate public debate and enact regulation pertaining to its use. All the while, FRT has proliferated both in the public and private sectors, resulting in the normalization of constant, immutable surveillance that is set to become the default for our future: one in which – without urgent government action – our ability to move through life unmonitored will cease to exist.

Source : The Privacy Issue

La Suisse sous couverture – web série sur l’espionnage en Suisse

La RTS a diffusé du 18 au 23 novembre une web-série sur les liens entre la Confédération et le renseignement international. En cinq épisodes, “La Suisse sous couverture” revient sur les affaires d’espionnage les plus marquantes depuis l’après-guerre.

“Agents doubles” (1952 – aujourd’hui)

Durant près de 40 ans, le renseignement américain (NSA) auraient espionné 130 pays grâce à des machines “truquées” par l’entreprise zougoise Crypto AG, avec le soutien des britanniques (GCHQ) et des allemands (BND). Fiction ou réalité?

“Les grandes oreilles de la Confédération” (2000 à aujourd’hui)

Depuis l’an 2000, une partie des antennes paraboliques du principal site du système de renseignement suisse a été vendue à des sociétés qui ont des liens indirects avec la NSA. Quels sont les risques ?

“Genève, nid d’espions” (2007 à aujourd’hui)

Halte à la station d’écoute américaine basée à Genève et gérée par le Special Collection Service (F6), dont Edward Snowden était un sous-traitant.

“Le secret bunker suisse” (2011 à aujourd’hui)

Des bunkers suisses ont été convertis en coffre-fort pour cacher les serveurs numériques des banques, des groupes pharmaceutiques et d’autres multinationales. Mais après un bel envol, le marché helvétique des datas centers souffre désormais de la concurrence européenne, en raison de la mise en place du RGPD ou règlement sur la protection des données.

“La crypto révolution” (1980 à aujourd’hui)

De Berlin à Zurich, les hackers du Chaos Computer Club (CCC) sont en lutte contre le risque de monétisation du réseau internet, contre un surcontrôle des autorité (big brother) et contre le manque de transparence des autorités.

Source : RTS

La souveraineté numérique des avions de combat en question

Tom Shark prend connaissance des récents articles consacrés à la prochaine acquisition d’un nouvel avion de combat par la Suisse. Il constate avec effroi la candeur des décideurs helvétiques qui pensent pouvoir assurer leur indépendance en exigeant des engagements écrits et un accès complet au code source de tous les logiciels liés aux appareils. La protection des données des futurs avions de combat semble éveiller certaines consciences, à l’instar de ce qui s’était produit lors de l’acquisition par la police bâloise de véhicules de marque Tesla qui comportaient notamment des possibilités d’écoute des conversations ayant lieu dans l’habitacle. C’est toutefois la résignation qui prévaut: les principaux acteurs du dossier mettent en exergue la dépendance de la Suisse, ainsi que les risques de fuite ou de vols de données. Reste à savoir l’intensité de cette dépendance et à en mesurer les risques…

…L’électronique embarquée dans les différents outils de la guerre moderne constitue à n’en point douter leur talon d’Achille. En sus d’offrir une cible à l’adversaire, elle constitue une formidable opportunité pour les États producteurs de réguler les conflits. Seule une autarcie stratégique (illusoire à ce stade) pourrait permettre d’y échapper. L’avenir appartiendra à ceux qui pourront maîtriser les composants de la chaîne de défense et ainsi garantir une réelle indépendance. Et pour ce faire, une industrie d’armement indépendante est nécessaire.

Article complet et source : Antipresse, par Sébastien Fanti