L’EPFL a un rôle majeur à jouer en cybersécurité

Nous apportons notre pierre à cette construction, nous sommes des ingénieurs, qui sont des castors qui mettent à disposition leurs outils, via une expertise dans tous les domaines: machine learning, internet des objets, blockchain, etc. A Yverdon, la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud est excellente dans la recherche appliquée. Genève est important pour fédérer des acteurs internationaux, le WEF est aussi très actif dans ce domaine. DigitalSwitzerland est aussi utile. Nous sommes aussi en contact étroit avec nos collègues de l’EPFZ.

Concrètement, que fera le centre ces prochains mois ?

Nous avons déjà commencé l’année dernière, avec entre autres une formation d’une semaine pour sensibiliser du personnel juridique à la cybersécurité et un atelier sur la sécurité des wearables, ces appareils connectés que nous portons. Fin janvier, nous sommes responsables d’une journée Intelligence artificielle & confiance lors de la grande conférence AMLD à l’EPFL (26-29 janvier, www.appliedmldays.org). Ensuite, nous organisons plusieurs groupes de travail sur le sujet (identité numérique, protection de la sphère privée…) et allons aussi structurer les logiciels libres créés à l’EPFL pour mettre les plus utiles au service de la communauté.

Source : Le Temps

Deux enjeux pour les données : sécurité & vie privée

Les données produites par nos smartphones, les entreprises et une myriade d’objets connectés ne cesseront d’augmenter, ce qui va créer des risques plus importants pour la sécurité. Les prévisions de Yan Borboën, associé chez PwC et responsable cybersécurité pour la Suisse romande.

Plusieurs sociétés helvétiques tentent de positionner la Suisse comme un coffre-fort numérique. Est-ce pertinent?

Absolument. Notre pays est très stable sur les plans politique et législatif. De plus, l’approvisionnement en électricité est garanti à 100%, ce qui n’est par exemple pas toujours le cas aux Etats-Unis, où il y a parfois des coupures. De plus, on verrait mal les autorités suisses accéder facilement à la requête d’un gouvernement étranger demandant à accéder à des données stockées ici.

Source : Le Temps

Nous avons perdu la bataille pour garder la maîtrise sur nos informations personnelles. L’enjeu, aujourd’hui, c’est de remporter celle visant à réglementer leur utilisation.

Si nous avons déjà perdu la bataille sur le front de la collecte des données, le combat pour l’encadrement de leur utilisation ne fait que commencer. Le temps presse, alors que les experts prédisent une croissance fulgurante des données ces prochaines années, représentant autant de risques pour notre sécurité.

Source : Le Temps

Stratégie “Suisse numérique”

La numérisation façonne toujours plus notre vie quotidienne. Grâce à son système politique stable et à ses capacités d’innovation très élevées, la Suisse est bien placé pour transposer dans le futur numérique le modèle d’une Suisse ouverte et moderne où il fait bon vivre. La transformation numérique permet un développement durable du pays.

Dans ce contexte, la Stratégie “Suisse numérique” fixe les lignes directrices régissant l’action de l’Etat et indique comment et dans quels domaines les autorités, l’économie, les milieux scientifiques, la société civile et les acteurs politiques doivent collaborer afin que la Suisse puisse tirer pleinement profit de ce processus de transformation.

Le Conseil fédéral souhaite que la Suisse exploite au mieux les possibilités offertes par la numérisation. C’est pourquoi, le 5 septembre 2018, il a adopté sa stratégie “Suisse numérique” pour les deux prochaines années. Dans ce cadre, il créera notamment un groupe de travail sur l’intelligence artificielle et soutiendra des initiatives dans le domaine des villes intelligentes (smart cities). En outre, l’administration fédérale intensifiera le dialogue avec les acteurs intéressés ou concernés, en particulier les cantons.

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