Cyberattaques et désinformation au menu du nouveau rapport sur la politique de sécurité de la Suisse

La situation en matière de politique de sécurité est devenue plus instable, dans le monde mais aussi en Europe. La Suisse entend donc adapter encore davantage sa politique de sécurité au contexte changeant et aux nouvelles menaces. Fondé sur une analyse approfondie de la situation, le nouveau rapport définit les intérêts et les objectifs de la politique de sécurité suisse pour les prochaines années. Lors de sa séance du 28 avril 2021, le Conseil fédéral a lancé la procédure de consultation portant sur ledit rapport.

La situation en matière de politique de sécurité est devenue plus instable, confuse et imprévisible. Les tensions et les rivalités de nature politique ont augmenté, tout comme le risque de conflit à la périphérie de l’Europe. Dans ce contexte, le recours à des moyens dits hybrides, comme les cyberattaques et les campagnes de désinformation, est de plus en plus fréquent. Mais les moyens militaires conventionnels sont aussi de nouveau utilisés dans une plus large mesure pour la poursuite d’intérêts propres. En parallèle, les menaces comme le terrorisme islamiste n’ont pas disparu. Les changements climatiques entraînent par ailleurs des catastrophes naturelles toujours plus fréquentes et destructrices. Pour couronner le tout, une pandémie a éclaté, déclenchant une crise mondiale. La périphérie de l’Europe aussi est devenue plus instable ces dernières années, ce qui affaiblit l’effet protecteur de l’environnement géopolitique de la Suisse.

Il s’agit là de la substance du dernier rapport sur la politique de sécurité, qui montre comment la Suisse doit s’adapter au nouvel environnement. En l’occurrence, on assiste à l’apparition de nouvelles menaces, pour autant sans que les menaces existantes aient disparu. Dans cet environnement qui se caractérise de plus en plus par la gestion de conflits « hybrides », des moyens tels que les avions de combat modernes restent indispensables pour la protection et la sécurité du pays et de sa population. Le rapport évalue en outre les tendances mondiales en matière de politique de sécurité et identifie les menaces et les dangers concrets pour la Suisse, et montre comment la Suisse compte y faire face.

Source et rapport : admin.ch

L’accès aux images satellite devrait être amélioré

La Suisse devrait améliorer son accès aux images satellites. Le Conseil des Etats a donné mardi à l’unanimité son feu vert à un accord-cadre prévoyant une coopération bilatérale avec la France. Un crédit d’engagement de 82 millions de francs est nécessaire.

Leader européen en satellite d’observation de la terre, la France est en train de développer un nouveau système de satellites d’observation militaire, dénommé Composante spatiale optique (CSO). Elle a proposé son utilisation commune à divers Etats, dont la Suisse. Berne a lancé en septembre 2019 des négociations avec Paris, qui ont abouti au projet sur la table.

Avec cet accord, la Suisse se voit attribuer un droit de participation à la programmation des satellites. Ses commandes d’images et de données peuvent avoir une influence sur le programme, notamment sur les prises de vue des satellites CSO.

Berne bénéficie aussi d’un accès à 2% des images prises quotidiennement ainsi qu’aux archives d’images du système, gérées par la France. En outre, un groupe de travail franco-suisse examinera quelles sont les options pour approfondir la collaboration sur les plans scientifiques et technologiques.

Source et article complet : Parlament.ch

Reportage ARTE – Une histoire de la guerre économique

Dans notre monde globalisé, les guerres commerciales sont désormais perçues comme une activité concurrentielle normale. Ce documentaire propose un petit précis de la guerre économique à travers l’histoire, entre secrets et mensonges, conquêtes de territoires et techniques ultramodernes. 

En lançant en 1889 sa flotte contre les jonques chinoises, l’Empire britannique déclare une des premières guerres motivées par les seuls intérêts économiques. Déplorant une balance commerciale largement déficitaire avec la Chine, le Royaume-Uni veut lui vendre ses stocks d’opium par la force. Face à la résistance de l’Empire des Qing, les Britanniques passent à l’offensive au nom du libre-échange, dont ils sont convaincus des vertus pacificatrices. Depuis cette histoire exemplaire des relations ambiguës entre États, de la coopération à la compétition féroce, les guerres commerciales se sont répétées, de plus en plus sophistiquées mais pas toujours moins sanglantes. L’avènement de la révolution industrielle, du libéralisme puis de la mondialisation ont multiplié les sources de conflits, entre conquêtes territoriales, espionnage, captation des savoirs par chantage ou encore désinformation

Business plans (d’attaque)
L’Allemagne suspectée de vouloir envahir commercialement la France avant la Première Guerre mondiale, les films américains d’après-guerre, chevaux de Troie et formidables vecteurs d’influence économique et politique, la puissance prédatrice de la Silicon Valley… : ce documentaire, qui recense les batailles passées ou présentes, ouvertes ou secrètes, éclaire les arcanes et les tensions économiques d’un monde globalisé, où les guerres commerciales sont désormais perçues comme une activité concurrentielle normale. Un décryptage passionnant de leurs lois et rouages, nourri d’analyses de politologues, journalistes et économistes ou encore de celle de Christian Harbulot, le directeur de… l’École de guerre économique de Paris.

Source et vidéo : ARTE