L’EGE publie un guide pratique sur la gestion de crise cyber pour les PME

Lors du Forum International sur la Cybersécurité qui s’est tenu à Lille en Janvier 2020, le Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), Guillaume Poupard a déclaré: « si toutes les TPE/PME françaises venaient à subir de vastes attaques informatiques sur une courte période de temps, cela pourrait engendrer un désastre économique ».

La Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) estime même que 4 entreprises sur 10 de moins de 50 salariés ont été victimes d’une cyberattaque en 2019. Etant donné que les TPE, PME et ETI représentent 99,8% des entreprises française et emploient 1 Français sur 5 le risque de déstabilisation de l’économie tout entière par des opérations de cyberattaques massives est réel. Si les grandes entreprises, à l’image de St-Gobain avec l’attaque NotPetya en 2017, ont la capacité d’absorber le choc (tout de même 220 millions de perte de chiffre d’affaire), les plus petites
entreprises ne sont pas du tout armées pour surmonter de tels attaques.

Quelques chiffres clés expliquent l’engouement des cybercriminels pour les PME :

  • 65% des PME ne dispose d’aucune politique de protection des données.3
  • 10% des dépôts de plainte pour acte de cybercriminalité donnent lieu à des condamnations
  • 96% des attaquants parviennent à percer les différents rideaux défensifs des PME
  • 58% des dirigeants de PME ne mesurent pas le risque des cyberattaques

D’autant plus qu’avec les nouveaux usages qui s’installent dans les entreprises et notamment le télétravail, utilisation de multiples terminaux tels qu’ordinateurs personnels non sécurisés, téléphone portable, les risques ont explosé et les attaques aussi. Face à ce constat alarmant les PMEs française n’ont autre choix que de réagir très fortement. Il faut absolument en finir avec le discours de l’entreprise qui n’a pas de valeur pour des cybercriminels.

De trop nombreuses entreprises ont une sécurité des systèmes d’information totalement défaillante. Les investissements en solutions de cybersécurité ont certes augmenté, mais la bonne utilisation de ces outils et l’éducation des employés demeurent de trop gros points noirs.

Afin de permettre aux dirigeants de PME et aux responsables de la sécurité de ces entreprises d’avoir une meilleure connaissance des enjeux, une maîtrise des outils à leur disposition et une prise de décision et mise en œuvre de la stratégie de défense, nous proposons dans ce guide pratique une méthodologie de gestion de crise cyber qui permettra aux dirigeants de PME de prendre les premières mesures nécessaires pour protéger l’avenir de leurs sociétés et par conséquent de la sécurité économique de la France.

Source et guide complet : Ecole de Guerre Economique

Risk and Resilience Reports

Die Risk and Resilience Reports konzentrieren sich auf verschiedene Aspekte aus den Bereichen Sicherheitsrisiken und Verwundbarkeit, Risikoanalyse und -management, Emergency-Preparedness sowie Krisenmanagement. Die Publikationen haben häufig einen schweizspezifischen Fokus. Publiziert werden die Berichte von der Risk & Resilience Research Group des CSS; sie erscheinen in englischer oder deutscher Sprache.

Source and reports : Center for Security Studies – ETH

Vers un réseau national de données sécurisées

La Suisse devrait se doter d’un réseau national de données sécurisées. Confédération et cantons devraient ainsi mieux pouvoir communiquer en cas de crise.

Actuellement, les autorités responsables de la protection de la population sont souvent obligées d’utiliser les réseaux publics, dont la sécurité et la disponibilité ne sont pas garanties. Plusieurs exercices ont montré que, si une panne de courant devait advenir, les systèmes de télécommunication seraient relativement inefficaces.

Le nouveau système doit combler les lacunes. Il doit garantir la télécommunication et l’échange de données à large bande lors d’une catastrophe ou d’une crise.

En cas de panne de courant, une alimentation de secours pour toute l’infrastructure du réseau permettra désormais d’alimenter le système durant au moins quatorze jours. L’isolation par rapport à tous les autres réseaux, comme Internet, renforcera la protection contre les cyberattaques.

Source : Le Matin