La course aux câbles sous-marins, un enjeu pour la protection des données

Orange a annoncé vendredi s’être associé à Google pour le projet Dunant, un nouveau câble sous-marin à travers l’océan Atlantique. Le contrôle de ces câbles représente un enjeu majeur pour la protection des données.

Les acteurs traditionnels veulent, en effet, investir ce secteur des câbles sous-marins occupés actuellement par leurs grands concurrents, les GAFA, soit Google, Amazon, Facebook, Apple et même Microsoft.

Les GAFA détiennent aujourd’hui déjà presque la moitié de ces câbles sous-marins et leur contrôle représente un enjeu majeur pour la protection des données. Car c’est par eux que transitent actuellement l’essentiel de nos données internet.

Source : RTS

Le Cybersecurity Tech Accord pour lutter contre le cybercrime a été signé à Genève

La lutte au niveau mondial contre le cybercrime s’organise. 34 multinationales ont signé le Cybersecurity Tech Accord, un texte dans lequel elles s’engagent à ne pas collaborer avec des gouvernements pour lancer des cyberattaques, à protéger leurs clients et à aider les Etats à lutter contre toute tentative de piratage. Lancé par Microsoft, ce texte fondateur devrait permettre à Genève de se profiler comme future base d’une convention numérique mondiale.

L’accord, qui tient sur deux pages A4, pose quatre principes. Les entreprises s’engagent à protéger leurs clients – que ce soit des particuliers ou des gouvernements – et à concevoir des produits et des services aussi résistants que possible. De plus, elles promettent de «ne pas aider des gouvernements à lancer des cyberattaques contre d’innocents citoyens et des entreprises, où qu’ils se trouvent». Enfin, les multinationales s’engagent à aider notamment des Etats pour lutter contre le cybercrime. Dernier point, ces entreprises assurent qu’elles collaboreront entre elles pour améliorer la cybersécurité.

Le Cybersecurity Tech Accord intéresse Genève de très près. Fin 2017, le canton a multiplié les initiatives, notamment via les Geneva Digital Talks, pour se profiler comme la capitale mondiale de la cybersécurité. Mardi, Pierre Maudet, conseiller d’Etat chargé du Département de la sécurité et de l’économie, saluait l’accord entre les géants de la technologie, rappelant la volonté de Brad Smith de créer une «convention de Genève du numérique». Pour l’heure, des contacts sont en cours entre Genève et la Confédération à ce sujet, avant que le canton ne recontacte sans doute Microsoft ces prochaines semaines.

Source : Le Temps

Géopolitis – Géants du Net, quel contrôle ?

Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft, ces géants ont profondément transformé l’économie mondiale. Les Etats peuvent-ils reprendre le contrôle sur ces empires désormais accusés de pervertir les démocraties ?

“La frontière entre le vrai et le faux, le réel et l’imaginaire va s’affaiblir de plus en plus”, analyse Jacques Attali, invité de Géopolitis. L’économiste et écrivain français évoque les dérives sur ce qu’il nomme “le septième continent”, ce continent numérique peu à peu colonisé par des géants d’internet. Les plus connus, les GAFAM américains, qui forment l’acronyme de Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft, “ont fabriqué des logiciels qui leur échappent”, dit-il. “Il est déjà possible de diffuser sur les réseaux sociaux des faux discours du président américain, où l’on voit ses lèvres bouger et dire des choses qu’il n’a pas dites.”

Une manière de contrôler ces empires numériques pour les Etats, c’est la lutte contre l’optimisation fiscale et la concurrence déloyale. L’Union européenne voudrait ainsi contraindre les géants du net à payer des impôts là où ils réalisent leurs affaires et éviter que leurs bénéfices ne soient systématiquement transférés vers l’Irlande, le Luxembourg ou d’autres paradis fiscaux. En juin dernier, la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager a même infligé à Google une amende record de 2,42 milliards de dollars pour abus de position dominante.

Mais Google ou Facebook domineront-ils encore le continent numérique en 2030? “Le plus vraisemblable est que certains d’entre eux seront remplacés par d’autres. On peut imaginer un scénario dans lequel les gens n’ont plus envie d’aller sur Facebook parce qu’ils n’ont simplement plus envie de tout faire connaître d’eux-mêmes”.

Source et lien vers l’émission : Geopolitis