Évolution des pratiques de veille en Suisse romande et rôle des professionnels de l’information dans la promotion de la veille

Hélène MADINIER, Professeure associée HES, Haute École de Gestion de Genève
et Stéphanie HAESEN, Chargée de cours HES, Haute École de Gestion de Genève

Cet article décrit l’évolution des pratiques de veille en Suisse romande depuis environ une quinzaine d’années, en se basant sur des enquêtes, des témoignages de praticiens concernant des cas particuliers, ainsi que sur le développement des réseaux : colloques, conférences et association professionnelle, le développement de la recherche appliquée et de la formation en veille. Finalement, il met en évidence quelques évolutions récentes observées. Pour chaque point, il met en exergue le rôle des professionnels de l’information.

Publié dans les Cahiers de la Documentation 2020/1

Des chercheurs suisses chassent les «deepfakes»

Les vidéos truquées à l’aide de l’intelligence artificielle deviennent toujours plus sophistiquées. Des experts en Suisse romande réévaluent les risques que leur utilisation malveillante fait courir à la société, tout en mettant au point des outils innovants pour arrêter leurs auteurs.

Cela en développant un logiciel, en collaboration avec la société de cybersécurité Quantum Integrity (QI), qui peut détecter les images truquées, y compris les deepfakes. Grâce au «machine learning» (apprentissage statistique), le même procédé que pour les deepfakes, le logiciel apprend à faire la différence entre le vrai et le faux. «Avec beaucoup d’entraînement, ce programme peut aider à détecter les faux comme le ferait un humain», détaille M. Ebrahimi. «Plus on l’utilise, meilleurs sont ses résultats.»

Les «deepfakes» les plus diffusés ont un caractère parodique, impliquant des individus très en vue, comme des célébrités et des personnalités politiques, selon l’International Risk Governance Center (IRGC), qui souligne que «tous les deepfakes ne sont pas créés dans un but malveillant». Hollywood a également mis au point des technologies pour permettre le retour au cinéma d’acteurs décédés depuis longtemps. Antony Ebrahimi, de l’EPFL, affirme que, si tout se passe comme prévu, un sous-produit du projet EPFL/QI pourrait être l’utilisation éventuelle de cette même technologie pour créer des effets spéciaux de film. Selon l’IRGC, d’autres utilisations positives des techniques de contrefaçon sont la synthèse vocale à des fins médicales et la médecine légale numérique dans les enquêtes criminelles.

Source et article complet : swissinfo

Wie sich die Schweizer Armee gegen Cyber-Angriffe wappnet

Der Cyber-Defence Campus (CYD) antizipiert Cyber-Entwicklungen und ist Bindeglied zwischen VBS, der Industrie und der Wissenschaft in allen cyber-relevanten Themen. So entwickelte er beispielsweise ein Verfahren für eine effizientere Abwehr von Cyber-Attacken auf der Basis von maschinellem Lernen. Ziel dieses CYD Campus-Projekts ist es, dass die Armee in Zukunft globale Angriffsversuche zuverlässig und in Echtzeit aufspüren kann.

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