Conférence Swissintell: Intelligence Economique, souveraineté numérique et autonomie stratégique de la Suisse : défis et perspectives – du 28.04.2022 à la HEG Genève

Lors de notre événement du 28 avril 2022 à la HEG, nous avons invité Lennig Pedron de la Trust Valley, Thomas Jacobsen de Infomaniak et le Professeur Jean-Henry Morin de l’Insitute of Information Service Science de l’UNIGE afin de discuter de la souveraineté numérique et de l’autonomie stratégique de la Suisse.

Hélène Madinier, Professeure à la HEG et spécialiste en veille a introduit la conférence en rappelant le lien entre l’intelligence économique et la souveraineté numérique qui est la protection du patrimoine informationnel.

Hélène Madinier, Professeure à la HEG et spécialiste en veille

Nos différents invités nous ont expliqué ce qu’est la souveraineté numérique qui comprend le lieu où sont stockées les données physiquement, quels logiciels sont utilisés et où ils sont développés. Ce dernier point est primordial, étant donné l’aspect légal à prendre en compte pour connaître la juridiction qui s’applique. La manière dont la Confédération gère ses données a également été abordée.

Le Professeur Jean-Henry Morin a présenté plus précisément le contexte historique de l’évolution du numérique en suisse puis a expliqué la notion d’autonomie et de responsabilité numérique et notamment celle des entreprises suisses. Il a également parlé d’une initiative en cours pour la « mise en place d’une infrastructure numérique souveraine et de standards de sécurité de gouvernance ».

Les différents intervenants se sont accordés sur l’importance de connaître les solutions développées dans notre pays, car la souveraineté numérique chez nous est possible et souhaitable d’un point de vue non seulement écologique, particulièrement en ce qui concerne la protection de nos données numériques. Les acteurs suisses du numérique possèdent toutes les compétences et moyens techniques permettant cette autonomie, notamment en ce qui concerne la création d’un cloud suisse. Mais Lenning Pedron, a soutenu que malgré les compétences techniques, les ressources financières, notamment pour la maintenance de ces systèmes ne sont pas garanties.

Présentation de Lenning Pedron pour améliorer la souveraineté numérique

Néanmoins, la Trust Valley travaille en ce sens en créant un écosystème résilient à l’aide de start-up et de PME afin d’améliorer la souveraineté numérique suisse en travaillant localement. Infomaniak opère dans le même objectif et fait également parti du mouvement soutenant une initiative populaire pour la souveraineté numérique suisse et qui demande la création d’un « Swiss Cloud » . Plus d’informations à ce sujet sur swissdatasovereignity.ch.

La conférence s’est terminée sur une table ronde animée par Alain Mermoud puis les participants ont pu s’entretenir autour d’un buffet.

Avant la conférence s’est tenue l’assemblée générale de Swissintell, durant laquelle le nouveau comité a été élu. Le Président Alain Mermoud, la Vice-présidente Aleksandra Bielska, le trésorier Christopher H. Cordey et le Secrétaire général Kilian Cuche sont ainsi remplacés par la Présidente Stéphanie Haesen Perroud, la Vice-présidente Hélène Madinier, la Responsable événementiel Zürich Aleksandra Bielska, la trésorière Foteini Nikolou et la Secrétaire générale Amina Bouslami. Alain Mermoud rejoint l’advisory board, composé des anciens présidents.

17ème journée franco-suisse Intelligence économique et veille stratégique

OUTILS DE VEILLE : LES MEILLEURES PRATIQUES

Les journées d’étude sur la veille et l’intelligence économique (IE) organisées par Jveille ont lieu chaque année depuis 2004, en alternance à Genève, Neuchâtel et Besançon et ont pour objectif de promouvoir la connaissance et la pratique de la veille stratégique et de l’intelligence économique dans la région de l’arc jurassien au travers d’échanges constitués par des récits d’expériences, de pratiques, des présentations de méthodes, modèles et projets de recherche.

Chaque journée est centrée sur l’intelligence économique à travers un thème spécifique, et comporte des interventions émanant de professionnels, de consultants, d’universitaires et parfois également des ateliers plus interactifs avec le public. Des temps de réseautage informels sont prévus lors des pauses (cafés et déjeuner).

Cette année aura lieu la 17ème journée, qui se tiendra le 16 juin à Neuchâtel sur le thème : “Outils de veille : les meilleures pratiques”. Hélène Madinier, notre Vice-présidente, y fera une démonstration de deux outils de veille : Inoreader et FloWatcher.

INSCRIPTIONS JUSQU’AU 2 JUIN VIA CE LIEN (les membres Swissintell ont droit à une réduction)

Programme :

  • 09h00 – Accueil avec café et croissants
  • 09h30 – Ouverture du colloque par Thierry Bregnard
  • 09h35 – Allocution de bienvenue par Nicole Baur
  • 09h45 – Outils et plateformes de veille : typologie et évolutions actuelles par Christophe Deschamps
  • 10h30 – Comment Centredoc soutient les entreprises face à leurs besoins de veilles et d’outils ? par David Borel
  • 11h15 – Pause
  • 11h45 – Les bonnes pratiques pour le choix d’un outil de veille adapté à vos besoins par Vincent Davy
  • 12h30 – Déjeuner/buffet (vin d’honneur offert par la Ville de Neuchâtel)
  • 14h00 – E-commerce et veille : en quoi la veille peut-elle aider les e-commerçants ? par Emeline Charles
  • 14h45 – Démonstration de deux outils de veille : Inoreader et FloWatcher par Hélène Madinier et Thomas Pasche
  • 15h15 – Quels outils de veille pour une bibliothèque universitaire ? par Simon Pasquier
  • 15h45 – Synthèse et conclusions de la journée par Magali Bigey
  • 16h00 – Apéritif de clôture

Plus d’informations

Programme et flyer

La tête dans le nuages : un cloud pas si national

La Suisse sous couverture

En juin 2021, la Suisse décide de bâtir son cloud national avec Amazon, Alibaba, Oracle, IBM et Microsoft. Cela veut dire que toutes les données de la Confédération seront stockées sur les serveurs de ces multinationales américaines et chinoises. Mais pourquoi pas suisses… pour un cloud suisse? En Suisse romande, plusieurs entreprises montent au front. Elles dénoncent un choix ahurissant, une gifle pour l’économie locale et la soumission totale de la Suisse aux géants technologiques étrangers. Et donc la perte de maîtrise sur ses données. L’affaire devient politique. Des politiciens, des patrons de PME, des chercheurs se sont constitués en un groupe de travail. Ils vont déposer une initiative populaire et parlementaire. Une question subsiste: la Suisse a-t-elle les moyens de son indépendance?

La Suisse sous Couverture c’est une websérie d’enquêtes documentaires en cinq épisodes sur la lune de miel passionnée et passionnante entre la Confédération et le renseignement international. Vous pouvez activer les sous-titres en français, allemand et italien pour cette vidéo.

Episode 1 Saison 2

Retrouvez l’intégralité de la saison 2 de Suisse sous Couverture par ici : https://youtube.com/playlist?list=PLk…

La saison 1 de Suisse sous Couverture, c’est par là : https://youtube.com/playlist?list=PLk…

Source : RTS – Radio Télévision Suisse

Le SRC : première ligne de défense de la Suisse – EVENEMENT REPORTE A DEBUT 2023

INSCRIPTIONS SUR WEEZEVENT

En raison de la pandémie, cet événement est reporté à début 2023 avec Unlimitrust https://www.unlimitrust.com/

Les billets sont toujours valables pour les personnes déjà inscrites pour l’événement initialement prévu en mars 2020 !

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such as free access to all our events in Zurich and Geneva !

Le Service de Renseignement de la Confédération (SRC) : première ligne de défense de la Suisse. Conférence d’exception limitée à 100 participants, sur inscription uniquement. Avec la participation de:

Programme :

  • 18h00 – Accueil des participants
  • 18h30 – Conférences et table ronde
  • 20h00 – Cocktail et réseautage

Pour aller plus loin, téléchargez:

Rapport de situation du Service de renseignement de la Confédération – La sécurité de la Suisse 2021 (FR)

Situation Report of the Federal Intelligence Service – Switzerland’s security 2021 (EN)

Lagebericht des Nachrichtendienstes des Bundes – Sicherheit Schweiz 2021 (DE)

INSCRIPTIONS SUR WEEZEVENT

«Sicherheit Schweiz 2022»: Der Nachrichtendienst des Bundes publiziert seinen neuen Lagebericht

Bern, 27.06.2022 – Der Angriffskrieg Russlands gegen die Ukraine wird die nationale und internationale Sicherheitspolitik nachhaltig beeinflussen. Weiterhin wesentlich geprägt wird das sicherheitspolitische Umfeld der Schweiz durch die wachsende Konkurrenz der Grossmächte. In diesem Kontext sind die Fähigkeiten der Antizipation und Früherkennung des Nachrichtendienstes des Bundes (NDB) zentral. Es gilt Bedrohungen und relevante Veränderungen im strategischen Umfeld der Schweiz rechtzeitig zu identifizieren und zu beurteilen und anschliessend die notwendigen präventiven Massnahmen zu ergreifen. Der neue Lagebericht «Sicherheit Schweiz 2022» des NDB stellt die wichtigsten Lageentwicklungen aus nachrichtendienstlicher Sicht vor.

Russland hat im Februar 2022 mit seinem Angriffskrieg auf die Ukraine nicht nur auf gravierende Weise internationales Recht verletzt, sondern auch die jahrzehntealte europäische Sicherheitsordnung zerstört. Das Risiko eines direkten militärischen Konflikts zwischen Russland und der Nato ist grösser geworden. Gleichermassen hat der Krieg in der Ukraine ein Umdenken in Europa eingeleitet: Die EU verabschiedete mehrere Sanktionspakete, insbesondere im Finanz- und Wirtschaftsbereich, sprach ein Hilfspaket zur finanziellen und wirtschaftlichen Stabilisierung der Ukraine, lieferte zum ersten Mal letale Mittel zur Unterstützung der ukrainischen Streitkräfte und gewährte Flüchtlingen rasch vorläufigen Schutz.

Stärkung der Sicherheits- und Verteidigungspolitik der EU

Mit der Verabschiedung des Strategischen Kompasses im März 2021 hat die EU einen Aktionsplan zur Stärkung der Sicherheits- und Verteidigungspolitik der EU vorgelegt. Deutschland vollzog eine Kehrtwende in der Russlandpolitik und kündigte eine massive Erhöhung seiner Verteidigungsausgaben an. Schweden und Finnland stellten den Antrag auf Beitritt zur Nato. Die militärische Bedrohung durch Russland ist für Europa wieder dringlicher geworden. Dies führt zu einem Mentalitätswechsel im sicherheitspolitischen Diskurs in Europa. Die EU dürfte neben der Nato als sicherheitspolitischer Akteur gestärkt aus dieser Krise kommen, während andere Institutionen der europäischen Sicherheitsarchitektur wie die Organisation für Sicherheit und Zusammenarbeit in Europa (OSZE) oder auch der Europarat geschwächt werden.

Strategische Rivalität zwischen den USA und China

Die Pandemie hat den strategischen Wettbewerb zwischen den USA und China verstärkt und das europäische Chinabild verhärtet. Transatlantisch differierende Bedrohungswahrnehmungen Chinas haben sich angenähert; wie die USA gewichten nun die EU und die europäischen Nato-Verbündeten strategische Aspekte des chinesischen Aufstiegs zu einer Globalmacht höher.

Trotz der aktuellen Konfrontation mit Russland wollen sich die USA weiterhin möglichst auf China fokussieren, das als einziger annähernd gleichwertiger strategischer Rivale wahrgenommen wird. Die Eindämmung Russlands und die Stärkung der Nato-Ostflanke werden jedoch vorerst mehr amerikanische Mittel binden, als geplant war, auch wenn die europäischen Staaten zu einem Ausgleich der transatlantischen Lasten bereit erscheinen.

Spionage und Cyberkriminalität stellen eine dauerhafte Bedrohung dar

Spionage ist ein dauerhaft präsentes Phänomen – entsprechende Tätigkeiten sind heute bereits auf einem hohen Niveau und nehmen weiter zu. Das internationale Genf bleibt ein Brennpunkt der Spionage. Verschiedene europäische Staaten haben jüngst russische Nachrichtendienstoffiziere ausgewiesen, was die russischen Dienste dazu bewegen könnte, ihre Kräfte in Staaten wie der Schweiz einzusetzen, die keine Ausweisungen vorgenommen haben.

In Konflikten allgemein und bei Kriegshandlungen im Besonderen ist immer auch mit Cyberaktivitäten zu rechnen. So haben die USA, Grossbritannien und die EU Cyberangriffe auf kommerzielle Satellitenkommunikationsnetze Ende Februar 2022 Russland zugeschrieben. Bereits seit Januar 2022 erfolgen russische Cyberoperationen gegen öffentliche und private ukrainische Netzwerke. Während des russischen Rückzugs aus dem Norden der Ukraine griffen Mitte April 2022 Hacker – wahrscheinlich des dem russischen Militärnachrichtendienst GRU zugerechneten Akteurs Sandworm – die ukrainische Stromversorgung an.

Gewalttätiger Extremismus und Terrorismus weiterhin aktuell

Die gesellschaftliche Polarisierung und Fragmentierung geht mit dem Risiko von gewalttätigem Extremismus einher. Der gewalttätige Coronaextremismus ist hierfür ein Beispiel. Mit dem Ende der Pandemie ist allerdings wahrscheinlich, dass sich diese Szene beruhigt und verkleinert. Der NDB geht jedoch davon aus, dass sich gewisse Personen oder Gruppen, die sich während der Pandemie radikalisiert haben, neuen Themen zuwenden und ihre gewaltsamen Aktivitäten fortsetzen werden. Die gewalttätig-links- und rechtsextremistischen Szenen prägen im Bereich «gewalttätiger Extremismus» die Bedrohungslage.

Die Terrorbedrohung in der Schweiz bleibt erhöht. Die Bedrohung wird primär von der dschihadistischen Bewegung geprägt, insbesondere durch Personen, die von dschihadistischer Propaganda inspiriert werden. Der “Islamische Staat” und die al-Qaida sind die wichtigsten Exponenten der dschihadistischen Bewegung in Europa und damit auch für die Terrorbedrohung der Schweiz massgeblich. Die Bedrohung wird aber stetig diffuser, da sie seit 2020 in Europa zunehmend von autonom agierenden Individuen ausgeht, die keinen direkten Bezug zum „Islamischen Staat“ oder zur al-Qaida aufweisen.

Instrument Lageradar

Der NDB benützt für die Darstellung der für die Schweiz relevanten Bedrohungen das Instrument Lageradar. In einer vereinfachten Version ohne vertrauliche Daten ist der Lageradar auch Bestandteil des vorliegenden Berichts. Diese öffentliche Version führt die Bedrohungen auf, die im Arbeitsgebiet des NDB liegen, ergänzt mit den sicherheitspolitisch ebenfalls relevanten Themen „Migrationsrisiken“ und „Organi- sierte Kriminalität“. Auf diese beiden Themen wird im Bericht nicht eingegangen, sondern auf die Berichterstattung der zuständigen Bundesbehörden verwiesen.

Quelle: Das Eidgenössische Departement für Verteidigung, Bevölkerungsschutz und Sport (VBS)