Inauguration du Cyber-Defence Campus à l’EPFL par Alain Mermoud

L’inauguration du Cyber-Defence (CYD) Campus et une conférence de deux jours à Lausanne le 5 septembre dernier ont marqué le début d’un partenariat renforcé entre le DDPS et l’EPFL.

La cyberdéfense exige des approches coordonnées en vue de s’adapter rapidement aux nouvelles menaces et de développer les compétences et capacités requises. Après Thoune et Zurich, armasuisse Science et Technologie (S+T) a ainsi implanté un nouveau site de son CYD Campus à l’Innovation Park de l’EPFL, marquant le début d’un partenariat avec le “Center for Digital Trust” (C4DT). Ce partenariat est placé sous le signe d’une collaboration plus étroite en matière de recherche et de développement avec l’écosystème de l’innovation de l’EPFL. Il vise à offrir de nouvelles perspectives de collaboration ouverte entre les chercheurs de l’EPFL, l’industrie et armasuisse. Ce partenariat met l’accent sur la promotion des transferts de technologies et d’innovations, en accordant la priorité à la cybersécurité, à la confiance numérique (Digital Trust), à la science des données et à l’intelligence artificielle (IA).

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Guerre de l’information et politique : quelles conséquences pour la sécurité de la Suisse ? par Kilian Cuche

Guerre de l’information, guerre hybride… ces termes sont utilisés pour redéfinir ce que sont devenus les conflits du 21 ème siècle. Les moyens ont changé, mais les objectifs restent les mêmes : imposer sa volonté que cela soit par la force, la persuasion ou la déstabilisation politique.

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Source : Revue Militaire Suisse

La prospective en Suisse romande – par Thomas Gauthier

Qu’est-ce que la prospective ? Des mots de l’auteur, la prospective « est une démarche qui permet notamment d’identifier et d’expliquer les menaces et les opportunités auxquelles une organisation, publique ou privée, voire la société tout entière doit faire face » à long terme. Elle sert alors à «éclairer l’action présente à la lumière des futurs possibles et souhaitables.» Pratiquement, il s’agit de l’art de : l «voir loin, » à savoir de penser les évolutions au-delà des l « voir ensemble, » au moyen d’un processus participatif faisant se rencontrer plusieurs acteurs différents ayant des points de vue et connaissances contrastés.

Pour Olivier Meuwly, chef de projet auprès de Statistiques Vaud, la prospective est « à la fois une attitude est une discipline. » Celle-ci doit être rigoureuse, même si « le fait d’anticiper n’est pas une démarche scientifique » précise Nicolas Nova, cofondateur du Near Future Laboratory et professeur à la Haute école d’art et de design de Genève. Enfin, elle a pour but d’identifier les signes avant coureurs. Pour l’ancien chef de la section planification et stratégie de la Chancellerie fédérale, Lorenzo Cascioni, ceux-ci « peuvent être annonciateurs de changements profonds longtemps avant leur apparition.»

Source et article complet : HES-SO