Event 9.3.2023 @Geneva – Competitive intelligence through practice

Vous êtes cordialement invité-e-s à notre premier événement de cette année 2023 !

Cet événement a lieu dans la salle Rachel Carson, à la Maison Internationale des Associations, Rue des Savoises 15, 1205 Genève

*** Programme de la soirée ***

18:00 Ouverture des portes

18:15 Introduction – President Stéphanie Haesen and Vice President Hélène Madinier

18:30 Inovis : Strategic Foresight – Competitive Advantage via Competitor, Customer & Market Anticipation – a Case Study with Hewlett Packard Enterprise (HPE) – Marc Limacher

19:00 Effixis: Comment utiliser l’IA pour automatiser sa veille ? – Rémi Sabonnadiere

19:30 Discussion et table ronde

20:00 Apéritif dînatoire et réseautage

21:00 End of the event


Who are our speakers ?

Marc Limacher, Founder & CEO, INOVIS, Inc.

Marc Limacher started the company in 1992 as a boutique primary CI specialty firm focusing mostly on the Pharma, MedTech & IT industries.

As a 30-year veteran in the CI and counter-intelligence industry, he has grown INOVIS into a global leader in primary intelligence & strategic consulting services, counting a select group of global Blue Chip companies as loyal clients. The introduction of an expert regulatory intelligence practice as well as the AI-powered ProACT scenario planning software tool are unique in the industry.

Prior to INOVIS, Marc was Director of Market Intelligence at the U.S. West Coast office of Allianz Global Investors for five years, providing primary intelligence on small-/medium-/large-cap equities via a global employee network of 125 investigative journalists. He also delivers custom CI seminars and is a frequent lecturer on CI and counter-intelligence topics at companies and to academia.

Marc is fluent in 5 languages and enjoys the proximity to the ski slopes from the Lucerne office, the proximity to the Pacific waves from the Silicon Valley office, and the proximity to NYC from the Princeton NJ office.

Rémi Sabonnadiere, Managing Director Effixis

Rémi SABONNADIERE est un expert sur les applications de l’intelligence artificielle à la veille technologique et concurentielle. Il a obtenu son diplôme de l’Imperial College de Londres en Data Science et en Chimie de l’EPFL. Il a commencé sa carrière chez SICPA, où il a travaillé en analyse concurrentielle, puis il est devenu Directeur chez Effixis, une entreprise qui se spécialise dans les applications de l’IA à la veille marché et à l’analyse concurrentielle.

Rémi est également un instructeur en science des données pour dirigeants avec plus de 100 ateliers donnés auprès d’entreprises ainsi que dans des conférences internationales.


Compte rendu 28.4.2022 @HEG – Intelligence Economique, souveraineté numérique et autonomie stratégique de la Suisse : défis et perspectives

Lors de notre événement du 28 avril 2022 à la HEG, nous avons invité Lennig Pedron de la Trust Valley, Thomas Jacobsen de Infomaniak et le Professeur Jean-Henry Morin de l’Insitute of Information Service Science de l’UNIGE afin de discuter de la souveraineté numérique et de l’autonomie stratégique de la Suisse.

Hélène Madinier, Professeure à la HEG et spécialiste en veille a introduit la conférence en rappelant le lien entre l’intelligence économique et la souveraineté numérique qui est la protection du patrimoine informationnel.

Hélène Madinier, Professeure à la HEG et spécialiste en veille

Nos différents invités nous ont expliqué ce qu’est la souveraineté numérique qui comprend le lieu où sont stockées les données physiquement, quels logiciels sont utilisés et où ils sont développés. Ce dernier point est primordial, étant donné l’aspect légal à prendre en compte pour connaître la juridiction qui s’applique. La manière dont la Confédération gère ses données a également été abordée.

Le Professeur Jean-Henry Morin a présenté plus précisément le contexte historique de l’évolution du numérique en suisse puis a expliqué la notion d’autonomie et de responsabilité numérique et notamment celle des entreprises suisses. Il a également parlé d’une initiative en cours pour la « mise en place d’une infrastructure numérique souveraine et de standards de sécurité de gouvernance ».

Les différents intervenants se sont accordés sur l’importance de connaître les solutions développées dans notre pays, car la souveraineté numérique chez nous est possible et souhaitable d’un point de vue non seulement écologique, particulièrement en ce qui concerne la protection de nos données numériques. Les acteurs suisses du numérique possèdent toutes les compétences et moyens techniques permettant cette autonomie, notamment en ce qui concerne la création d’un cloud suisse. Mais Lenning Pedron, a soutenu que malgré les compétences techniques, les ressources financières, notamment pour la maintenance de ces systèmes ne sont pas garanties.

Présentation de Lenning Pedron pour améliorer la souveraineté numérique

Néanmoins, la Trust Valley travaille en ce sens en créant un écosystème résilient à l’aide de start-up et de PME afin d’améliorer la souveraineté numérique suisse en travaillant localement. Infomaniak opère dans le même objectif et fait également parti du mouvement soutenant une initiative populaire pour la souveraineté numérique suisse et qui demande la création d’un « Swiss Cloud » . Plus d’informations à ce sujet sur swissdatasovereignity.ch.

La conférence s’est terminée sur une table ronde animée par Alain Mermoud puis les participants ont pu s’entretenir autour d’un buffet.

Avant la conférence s’est tenue l’assemblée générale de Swissintell, durant laquelle le nouveau comité a été élu. Le Président Alain Mermoud, la Vice-présidente Aleksandra Bielska, le trésorier Christopher H. Cordey et le Secrétaire général Kilian Cuche sont ainsi remplacés par la Présidente Stéphanie Haesen Perroud, la Vice-présidente Hélène Madinier, la Responsable événementiel Zürich Aleksandra Bielska, la trésorière Foteini Nikolou et la Secrétaire générale Amina Bouslami. Alain Mermoud rejoint l’advisory board, composé des anciens présidents.

La Suisse est dans le Top 3 des destinations les plus prisées pour l’espionnage industriel

A la tête d’une agence genevoise spécialisée dans l’intelligence économique, Alexis Pfefferlé estime que cette discipline, consistant pour les entreprises à obtenir des informations en vue d’avantages concurrentiels, n’est pas encore prise assez au sérieux.

Alexis Pfefferlé, qu’entend-on exactement par intelligence économique?

 Il existe à peu près autant de définitions que d’intervenants, mais, pour faire court, disons que c’est l’ensemble des activités coordonnées de collecte, de traitement et de diffusion de renseignement utiles aux acteurs économiques pour obtenir un avantage stratégique et compétitif. Le but est de récolter des informations sur le marché, la concurrence, les produits qui existent, de façon à anticiper l’émergence de nouveaux produits, anticiper la concurrence, anticiper les problèmes.

 Vous laissez entendre que la Suisse ne brille pas beaucoup en intelligence économique. Pourquoi?

 Cela tient à la composition de notre tissu économique. Le berceau de l’intelligence économique, c’est un peu la France. Nos voisins ont développé cette activité parce que leur tissu économique est composé pour l’essentiel de grandes entreprises ayant des liens avec l’Etat. Il y a eu donc un glissement des activités de renseignement, qui était celles de l’Etat, vers le secteur privé, pour aider les grands groupes à obtenir des avantages compétitifs sur des marchés étrangers. La Suisse, elle, dispose d’un tissu économique composé majoritairement de PME qui n’ont pas forcément les ressources, ni la connaissance, ni le besoin de pratiquer ce genre d’activité. Nous sommes donc en retard sur ce point.

Source et article complet : MIGROS MAGAZINE