Erster Bericht zur Bedrohungslage gemäss neuem Nachrichtendienstgesetz

Der Bundesrat hat an seiner Sitzung vom 1. Mai 2019 den ersten Bericht zur Beurteilung der Bedrohungslage gemäss Art. 70 des Nachrichtendienstgesetzes (NDG) verabschiedet. Darin beurteilt werden die im NDG genannten Bedrohungen und sicherheitspolitisch bedeutsame Vorgänge im Ausland. Laut dieser Beurteilung, die erstmals in dieser Form publiziert wird, haben sich die Bedrohungen für die Schweiz seit dem sicherheitspolitischen Bericht 2016 zwar nicht wesentlich verändert; sie haben aber teilweise stark an Kontur gewonnen.

Gemäss dem neuen Nachrichtendienstgesetz (Art. 70 NDG) beurteilt der Bundesrat jährlich die Bedrohungslage der Schweiz und informiert die eidgenössischen Räte sowie die Öffentlichkeit. Diese Beurteilung war bisher Teil des Geschäftsberichts des Bundesrats und stützte sich auf das Bundesgesetz über Massnahmen zur Wahrung der inneren Sicherheit (BWIS). Neu veröffentlicht der Bundesrat seine Einschätzung der Bedrohungslage separat im Bundesblatt.

Der Bericht wurde vom Nachrichtendienst des Bundes (NDB) erstellt. Er bezieht sich auf die im NDG genannten Bedrohungen sowie auf sicherheitspolitisch bedeutsame Vorgänge im Ausland. Zudem werden die wichtigsten Aussagen des Berichts des Bundesrats vom 24. August 2016 über die Sicherheitspolitik der Schweiz überprüft.

Seit der letzten Publikation des Sicherheitspolitischen Berichts haben sich die Bedrohungen für die Schweiz im Wesentlichen nicht geändert. Sie haben aber teilweise stark an Kontur gewonnen. Im sicherheitspolitischen Brennpunkt stehen nach wie vor die erhöhte Terrorbedrohung durch dschihadistische Akteure, namentlich den «Islamischen Staat», der intensive und aggressive Einsatz nachrichtendienstlicher Mittel – einschliesslich Cybermitteln – durch mehrere Staaten sowie wachsende regionale Spannungen mit globalen Konsequenzen.

Source : Bund

« Les relations sino-suisses : Économie contre Influence » par Jocerand Duthoit

La République Populaire de Chine (RPC) et la Confédération Suisse entretiennent des relations privilégiées depuis près de 70 ans. La Suisse bénéficie d’opportunités économiques majeures en échange de son influence diplomatique et financière. Elle participe ainsi à la montée en puissance de la Chine qui l’exposerait à d’éventuelles tensions avec ses partenaires occidentaux.

Berne est un interlocuteur stratégique de Pékin en Europe selon l’analyse que nous livre Jocerand Duthoit, consultant en intelligence économique chez Geneva Intelligence, dans son article « Les relations sino-suisses : Economie contre Influence ». L’analyste y dépeint les relations entre la Chine et la Suisse comme mutuellement bénéfiques. D’un côté, la Suisse renforce la crédibilité de la Chine dans les secteurs bancaires ainsi que financiers, et constitue un relai d’influence auprès de la communauté internationale. De l’autre, la Chine représente un marché colossal pour les biens et services suisses de même qu’une source d’investissements.

Ces bonnes relations, renforcées par un accord de libre-échange en 2014, ont des répercussions sur la performance économique des deux pays. D’après le Secrétariat d’État à l’économie, les exportations suisses en Chine sont passées de CHF 5,4 milliards en 2007 à CHF 25 milliards en 2017. Parallèlement, les importations chinoises en Suisse sont passées de CHF 4,8 milliards en 2007 à CHF 13,1 milliards dix ans plus tard. Les échanges commerciaux, tout comme les investissements directs, ont massivement augmenté sur cette période, avant tout au profit de la Suisse. La contrepartie chinoise est d’une autre nature que commerciale et économique selon l’analyste.

Partant d’une volonté d’approfondir ses liens dans le secteur financier, la Chine accentue intelligemment sa présence dans les marchés helvètes pour accéder à des compétences et à des places financières internationales. Ainsi, en octobre 2015, la China Construction Banka a obtenu une licence bancaire délivrée par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) pour démarrer ses activités à Zürich. L’expertise helvétique en matière financière est telle que la Bank of China a décidé d’ouvrir une filiale à Genève en juin 2018. L’addition de la licence bancaire à l’autorisation chinoise donnée à ses banques d’utiliser le Yuan pour réaliser des opérations financières, permet à la Chine de se positionner sur le marché financier suisse. 

La Suisse offre aussi un accès privilégié aux organisations internationales. La forte présence chinoise renforce sa capacité de dialogue avec la communauté internationale et, par conséquent, sa crédibilité diplomatique. En outre, la Suisse apparaît comme un « ambassadeur européen » qui promeut le projet de la Route de la Soie au sein de la communauté internationale. Selon Jocerand Duthoit, la Suisse « appuie ouvertement la stratégie géopolitique et géoéconomique de la Chine » afin de positionner son territoire comme une étape incontournable du projet en Europe. La Suisse participera d’ailleurs à la deuxième édition du Belt and Road Forum fin avril 2019. Elle devrait signer un protocole d’accord en vue d’une coopération sino-suisse en Asie centrale qui confirmerait le propos du consultant genevois.

Selon Jocerand Duthoit, chaque Etat bénéficie donc d’avantages principalement économiques pour l’un, géopolitiques et diplomatiques pour l’autre. En revanche, les relations sino-suisses ont également des échos sur la scène internationale. Ainsi, l’analyste dresse une cartographie exhaustive des opportunités autour des relations sino-suisses, mais aussi des risques encourus par la Suisse. 

Le premier est un risque de réputation pour la Suisse. La Chine, bien que représentant un partenaire économique avantageux, reste un pays autoritaire qui ne respecte pas les droits de l’Homme (torture et peine de mort y sont encore pratiquées). 

Le deuxième risque est lié à la guerre économique et commerciale entre les États-Unis et la Chine. En entretenant des relations étroites avec la RPC, la Confédération Suisse s‘expose à une potentielle altération de ses relations avec les États-Unis. De même, l’Union européenne (UE) s’avère méfiante à l’égard des investissements chinois. Bien que proche de l’UE, la Suisse et ses relations avec la Chine risquent de refroidir ses rapports avec Bruxelles. 

En somme, l’analyste dresse un tableau exhaustif des formes que prennent les relations sino-suisses, leur évolution, les opportunités et les risques y afférents. Cet état des lieux est bienvenu, notamment au regard du contexte international où les États-Unis et la Chine s’affrontent sur un terrain économique glissant et où la Suisse fait le pari de jouer la carte de son principe fondateur qu’est la neutralité pour éviter toute sorte de représailles. 

Retrouvez la totalité de l’article « Les relations sino-suisses : Economie contre Influence » de Jocerand Duthoit ici.

Source : Portail de l’IE

Zehn Fragen zum Schweizer Geheimdienst

Der Schweizer Nachrichtendienst gilt als kleiner und “intellektueller” Geheimdienst, der eher mit peinlichen Amateurfehlern denn mit blutigen Aktionen von sich reden macht. Ein kurzes Porträt in zehn Fragen und Antworten.

Was darf der Schweizer Nachrichtendienst?

Im Vergleich zu den Diensten anderer Länder: Nicht sehr viel. Was mit ein Grund ist, warum die Schweiz für ausländische Spione so interessant ist: “Das freiheitliche Klima in der neutralen Schweiz wird auch von Spionen seit je geschätzt.

Welche Erfolge kann der Schweizer Nachrichtendienst vorweisen?

Der Schweizer Nachrichtendienst will es nicht bestätigen, aber gemäss Medienberichten hat er im August 2016 eine Entführung auf Schweizer Boden verhindert: Angeblich träufelte ein Spion einem Anhänger der Gülen-Bewegung K.-o.-Tropfen in ein Getränk, damit der türkische Geheimdienst ihn entführen konnte. Offenbar dank der Observierung der türkischen Agenten durch den Schweizer Nachrichtendienst konnte diese Entführung vereitelt werden. Weitere Erfolge sind wahrscheinlich, sie blieben aber – das gehört zum Wesen der Institution – geheim.

Ganz artikel : Swissinfo