Conférence sur l’Open Source Intelligence (OSINT) du 28 mai 2019 au GCSP

Lors de notre dernier événement du 28 mai au Geneva Centre for Security Policy (GCSP), nous nous sommes intéressés aux bonnes pratiques de l’Open Source Intelligence (OSINT) ainsi qu’à quelques démonstrations de cas pratiques.

Audience OSINT
Notre Président, Alain Mermoud, souhaite la bienvenue aux quelques cinquantes personnes présentes le 28 mai au GCSP

Dans la première partie, Aleksandra Bielska – organisatrice des événements Swissintell à Zurich ainsi que consultante chez I-Intelligence – nous a présenté comment utiliser ces informations de façon efficiente et trouver les résultats recherchés, comme par exemple l’utilisation de l’OSINT avec les bons mots-clés. Après la présentation théorique, elle nous a présenté une analyse de cas réelle. Une marque de montre s’est fait voler des photos de ses produits. Ces dernières sont utilisées à des fins commerciales pour une autre marque. Mais qui se cache(nt) derrière cette autre marque ? Mme Bielska nous a alors expliqué ses investigations.

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Aleksandra Bielska présente le nouveau concept d’événements à Zurich

Aurélien Vuilleumier – consultant chez Heptagone – est intervenu sur l’utilisation de l’OSINT dans le processus de Due Diligence sur la source des crypto-monnaies. Cela implique la recherche dans les Blockchains. Comme ces dernières sont publiques, on peut utiliser la technique du Clustering qui permet de grouper des adresses qui d’après les investigations appartiennent au même porte-monnaie électronique. Tout d’abord il faut chercher les informations, les structurer puis créer une représentation graphique qui permet d’avoir la meilleure vision d’ensemble possible.

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Aurélien Vuilleumier nous parle de Due Diligence sur la provenance des cryptomonnaies

Le dernier intervenant, Martin Longet – consultant chez Heptagone a présenté sa recherche consistant à confirmer, ou pas, à un entrepreneur qu’un de ses employés s’était radicalisé. Les données à sa disposition étaient son nom, prénom, numéro de téléphone ainsi que domicile. Grâce à ces informations et des recherches OSINT, il a pu démontrer des preuves de radicalisation et ainsi répondre au mandat de l’entrepreneur grâce à la recherche d’information dans des sources ouvertes.

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Martin Longet présente un cas pratique d’OSINT sur la radicalisation religieuse

La conférence s’est terminée sur un temps de questions/réponses. Les participants ont ensuite pu s’entretenir autour d’un buffet. Les membres de Swissintell peuvent retrouver les présentations non-confidentielles dans la zone membre.

Table-Ronde-Swissintell-OSINT
Table ronde avec les intervenants et Chris Pallaris, CEO d’I-Intelligence

La Suisse face à la blockchain

La Suisse devrait prendre l’initiative de faire adopter suffisamment tôt les standards internationaux liés à la blockchain. Genève a un rôle majeur à jouer.

La blockchain gagne en pertinence, tant à l’échelle mondiale qu’au sein de l’économie suisse. La montée en puissance de la blockchain symbolise la façon dont les nouvelles technologies sont en train de changer notre monde. Il est donc vital pour les entreprises de saisir l’importance de certaines avancées technologiques et d’anticiper leur impact sur leur modèle d’affaires.

Source : Le Temps

La Crypto Valley zougoise lutte contre le blues du secteur

Malgré une année difficile, marquée par la chute des cryptomonnaies et des valorisations des entreprises, les acteurs de la blockchain gardent le cap. La mairie de Zoug continue, elle aussi, à croire au miracle de ces nouvelles technologies.

Source : Le Temps

Conférence sur l’Intelligence Economique dans le secteur bancaire du 24 janvier 2019 au GCSP

Pour ce premier événement de l’année, plus de 40 personnes se sont déplacées au Geneva Centre for Security Policy. M. Gagik Sargsyan et M. Pierre Besson sont venus nous parler de la due diligence, soit de la loi des obligations de diligence à l’égard de leurs clients (identification, clarification) qu’appliquent les intermédiaires financiers, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ce travail d’analyse de données peut maintenant être optimisé par l’intelligence artificielle mais ne va jamais, selon M. Gagik Sargsyan, remplacer l’être humain. En effet, les données peuvent être raffinées grâce à cette dernière, mais ce serait la surestimer de penser qu’elle pourrait remplacer l’être humain. Les tâches se redistribuent peu à peu et le travail devient de plus en plus efficient.

En Suisse, la loi sur la protection des données étant floue, les entreprises ne délivrent pas facilement les données. Lorsqu’il y a un accès à ces données, il faut encore trouver ce qu’elles possèdent et être finalement capable de comprendre leur sens. Cette question de due diligence demande également une attention particulière lorsque les fonds proviennent de crypto monnaies. Celles-ci sont gérées par des blockchains, dont le transfert des données est décentralisé. Cela rend les crypto monnaies très sûres mais rend aussi difficile l’accès à leur origine. Les personnes en possession de ces monnaies sont donc considérées comme des clients plus risqués. Chaque crypto monnaie a ses spécificités et doit donc être analysée par des experts, ce qui ne facilite pas la tâche.

Après l’intervention des deux invités ainsi que les questions des participants, la soirée s’est terminée par un moment convivial de networking autour d’un cocktail.