Les drones : un marché en expansion en Suisse

La Californie a sa Silicon valley, la Suisse une “drone valley“. Cette machine est devenue un outil de travail dans des domaines très variés. Au point que cette industrie emploie quelque 600 personnes.

Utilisés dans des secteurs allant des actions de sauvetage à l’inspection des sites industriels, ces objets volants identifiés ne sont plus de simples jouets. En Suisse, plus de 100’000 drones sont en service. Une pépinière de startups en ont fait leur fond de commerce.

La “drone valley“, qui recense 80 sociétés spécialisées dans cette industrie, s’étend de Lausanne à Zurich grâce notamment aux Ecoles polytechniques fédérales.

“Beaucoup d’entreprises lèvent en ce moment des sommes importantes, ce qui confirme non seulement les succès dans la recherche et dans le lancement d’entreprises, mais aussi que le capital à risque a identifié la région comme prometteuse dans le domaine de la microtechnique et du drone“, indique Jean-Thomas Célette, chef stratégie pour l’entreprise Sensefly.

Source : RTS Info

La Suisse cherche à vendre ses drones high tech

Les drones suisses sont assez peu médiatisés. Ni jouets ni armes de guerre, ils forment pourtant «un large écosystème dans le secteur commercial», assure Nicolas Bideau, responsable de Présence Suisse, l’antenne communication du Département fédéral des Affaires étrangères. Leurs domaines de prédilection: l’agriculture, l’arpentage, l’inspection industrielle, la sécurité, la livraison, la cartographie, le divertissement.

«Comme souvent, l’expertise suisse termine dans une voiture allemande ou un smartphone américain, remarque Nicolas Bideau. D’où un déficit de visibilité pour les start-ups de robotique aérienne.» Pour faire connaître le «génie helvétique» dans le domaine, Présence suisse lance sa campagne Switzerland-Home of drones.

De nombreux évènements organisés par la Suisse sur le thème des drones sont prévus. Ainsi, une réunion internationale du «Drone Innovators Network» du Forum économique mondial (WEF) aura lieu à Zurich fin juin à l’initiative de Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). La Suisse prévoit également une participation groupée de la «Drone Valley Switzerland» au «Consumer Electronics Show» (CES), l’un des plus grands salons mondiaux de l’électronique grand public, qui se tiendra à Las Vegas en 2019. Présence Suisse présentera en outre des plateformes dédiées à la promotion de l’écosystème suisse des drones dans le cadre de la Maison de la Suisse lors des Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2020 et du Pavillon suisse lors de l’Exposition universelle de Dubaï en 2020-2021.

Source : Swissinfo

Comment la numérisation aide les PME

La numérisation est aujourd’hui un monde infini, riche en technologies en plein essor: l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la blockchain ou encore la réalité virtuelle et augmentée. Les PME ont tout intérêt à en prendre conscience, «et ce serait une grossière erreur, pour une entreprise, de ne pas s’y intéresser, car la numérisation va toucher tout le monde», a averti Philippe Leuba, conseiller d’Etat et chef du Département de l’économie du canton de Vaud.

Cet ensemble de technologies peut améliorer sensiblement l’efficacité des PME. Et, pour leurs responsables, il suffit d’étudier les solutions proposées dans la région. «Le temps où nous nous rendions dans la Silicon Valley en baissant les yeux est terminé. En Suisse, nous sommes à la pointe dans plusieurs domaines, dont celui des objets connectés», affirme José Demetrio, cofondateur et directeur de Geosatis (Lausanne), spécialisée dans les bracelets connectés pour prisonniers.

Source : Le Temps

L’EPFL se rapproche des petites et moyennes entreprises

Depuis 2005, l’EPFL accompagne les PME tout au long de leur processus de digitalisation. Le service Alliance, soutenu par l’ensemble des cantons romands et le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) met en relation la PME avec un partenaire académique pour développer un projet d’innovation. «Notre véritable impact est de contribuer à la révolution mentale des entreprises, explique Roland Luthier, responsable de l’unité PME d’Alliance. Elles doivent essayer de nouvelles choses, s’ouvrir sur l’extérieur, se décloisonner.»

Alliance a donc mis sur pied une véritable task force au service des PME désireuses de jouir des compétences de l’EPFL. Le premier volet vise à aider les entreprises à déposer une demande de projet à la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI), désormais rebaptisée Innosuisse. Ces projets d’innovation sur le moyen terme sont développés conjointement par la PME et l’EPFL. L’autre volet touche le recrutement. L’EPFL, c’est des centaines de diplômés par année et des dizaines de milliers d’anciens étudiants. Or, ces cerveaux passent parfois entre les mailles de PME en recherche de talents. L’objectif revient à construire des ponts entre les entreprises et la haute école, et ainsi favoriser le recrutement.

Rien ne sert d’investir dans les savoirs si ceux-ci ne bénéficient pas à l’économie. L’EPFL a bien compris cet enjeu. Elle s’efforce dès lors depuis des années de créer des ponts entre les diplômés de l’école et les entreprises. Selon les statistiques de la haute école, la moitié des étudiants occuperont un poste à responsabilité dans une PME. «L’EPFL forme des ingénieurs de pointe dans les domaines de la science et de la technologie, commente Philippe Ory, directeur du Centre de carrière de l’EPFL. Nous voulons encourager les employeurs à puiser dans nos étudiants à travers plusieurs services.»

Source : Le Temps

Le canton de Vaud rassemble les acteurs du digital

La digitalisation est omniprésente et transforme le fonctionnement des petites, comme des grandes entreprises. Le canton de Vaud veut rassembler ses acteurs dans le domaine du numérique. Il lance pour cela vaud.digital, une plateforme en ligne dont le but est de rendre visible ces entreprises, affirme Patrick Barbey, directeur d’Innovaud.

Sur la plateforme en ligne, deux manières de filtrer les entreprises existent: par industrie ou par technologie. La recherche peut mener à des entités actives dans le domaine de l’immobilier, mais il est aussi possible de trouver les entités qui utilisent la blockchain par exemple. “Nous espérons bien sûr que les entreprises vont mettre à jour leur fiches régulièrement” ajoute Patrick Barbey. Innovaud, gestionnaire de la plateforme, aura le dernier mot sur la création des fiches. Être un créateur de sites web ne suffit pas pour intégrer la plateforme. “Nous préférons nous focaliser sur ceux qui aident véritablement à la transformation digitale” précise le directeur d’Innovaud.

Source : Bilan

La Suisse, leader en intelligence artificielle

C’est un robot capable d’attraper en vol une raquette de tennis. C’est un service qui répond automatiquement aux e-mails reçus sur son smartphone. C’est un système qui surveille avec précision, depuis le ciel, des milliers d’hectares de plantation de canne à sucre. Ces trois innovations ont en commun d’intégrer des systèmes d’intelligence artificielle. Mais aussi d’être développées en Suisse, notamment à l’EPFL.

De samedi à mardi 30 janvier, la haute école accueillait la deuxième édition des Applied Machine Learning Days. Un nom technique pour une conférence destinée à des jeunes spécialistes en code informatique? Oui, à voir comment les 1200 participants étaient captivés par des sessions de haut vol. Mais aussi l’occasion de découvrir comment la Suisse est aujourd’hui à la pointe en intelligence artificielle, via les robots développés à l’EPFL, les services créés par Google à Zurich et les systèmes d’analyse d’images de plantations programmés par la start-up Gamaya, basée à Lausanne.

Cette intelligence artificielle est basée sur le «machine learning». Un terme technique pour une réalité résumée en une phrase: l’idée est de faire ingérer à des algorithmes de gigantesques masses de données pour que les machines puissent prendre par elles-mêmes des décisions. Mais aussi apprendre de leurs erreurs pour progresser. Et ensuite réaliser des tâches de manière nettement plus efficace que les humains.

Source : Le Temps