Guerre économique : un déni français

La France et l’Europe disposent-elles des bons outils pour peser dans la mondialisation à l’heure des guerres commerciales ? Quels sont d’ailleurs ces outils (champions nationaux, réglementations, tarifs douaniers…) et comment défendent-ils – ou non – les priorités stratégiques des Etats ?

Le commerce adoucit les mœurs. C’est ce que pensait Montesquieu et si l’on adhère à ce précepte, il en découle que la mondialisation économique à des vertus apaisantes. Une potion contre les passions tristes. De ce point de vue, l’idée-même de guerre économique relève de l’oxymore.

La réalité est tout autre en ce début de XXIème siècle : le conflit qui oppose la Chine aux États-Unis en donne davantage qu’un aperçu. Les deux pays se livrent une guerre commerciale impitoyable. Dans leur arsenal : des droits de douane, de l’espionnage industriel, et des outils juridiques, qui permettent en particulier aux Américains d’imposer leurs règles en dehors de leurs frontières.

Source : France Culture

Une approche suisse de l’Intelligence Economique

La Suisse est un pays dynamique beaucoup trop méconnu en France. Depuis de nombreuses années, à la suite de la parution du rapport Martre, des représentants de l’Ecole de de Guerre Economique dialoguent de manière intermittente avec des interlocuteurs suisses de tout milieu (institutions, entreprises, consultants). Ces échanges ont permis de cerner les qualités méthodologiques du monde de l’entreprise de ce pays. Si des firmes multinationales comme Nestlé sont connues pour avoir développé une culture du renseignement et du lobbying, il existe une certaine méconnaissance de la manière dont les cantons suisses et leur tissu industriel spécifique adaptent leur management de l’information aux contraintes de la compétition actuelle.  Or l’organisation des réseaux d’échange d’information et de partage d’expérience est une des qualités premières des PME suisses.

Si le secteur éducatif n’a pas créé pour l’instant beaucoup d’enseignements en intelligence économique, il existe quelques entités qui font un excellent de travail de documentation sur les pratiques mises en oeuvre par les acteurs économiques. Il existe aussi des études d’analyse comparée comme celle qui figure dans le PDF ci-dessous. Elle nous donne un aperçu très intéressant de ce type de mode d’approche culturel ainsi que de la manière d’étudier les expériences  étrangères. Hélène Madinier qui intervient sur ces questions à la Haute Ecole de Gestion de Genève a dirigé ce mémoire de Patricia Murca Morgado.

Par Christian Harbulot.

Source : Infoguerre