Il veut mettre la sécurité au service de l’humain – André Duvillard

«La sécurité est l’un des biens les plus chers d’une société. Elle contribue au bien-être de chacun.» Ce credo est celui d’André Duvillard, responsable du Réseau national de sécurité (RNS). À 57 ans, ce Neuchâtelois a consacré de nombreuses années à la police. Ne résumez pas le sujet au nombre de personnes qui surveilleront le Forum de Davos! Avec lui, il est question d’enjeux politiques et juridiques, de vivre-ensemble et de transparence. Dans un domaine où le silence est roi, il répond aux médias sept jours sur sept. L’an dernier, il a participé à trente-neuf conférences publiques pour expliquer, voire défendre, sa fonction et le rôle de ses collègues.

À la tête du RNS depuis cinq ans, André Duvillard doit améliorer la collaboration entre cantons et Confédération. La mission nécessite du tact, dans un domaine qui est de compétence cantonale. Cela tombe bien, le Neuchâtelois a la réputation d’être diplomate. L’ancien conseiller d’État neuchâtelois Jean Studer évoque son sens des relations et son charisme. «Certains commandants de police sont stricts, lui était aussi chaleureux.» Pascal Lüthi complète: «Il a une certaine rondeur mais aussi une volonté, celle de faire bouger les choses, de casser les barrières pour améliorer le travail de la police. Il s’est souvent retrouvé seul à défendre cette position.»

Avec le temps, André Duvillard s’est forgé une réputation dans la lutte contre le terrorisme. Récemment, son nom a circulé pour reprendre la tête du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Il a renoncé à postuler. Il a encore des défis à relever dans sa fonction actuelle. Et puis, il ne voulait pas se lancer dans cette activité à huit ans de la retraite. «Il faut se préparer à cet arrêt du travail. J’ai vu trop d’anciens collègues désespérés au moment de prendre leur dernier café.» André Duvillard pense déjà à se consacrer davantage au monde associatif.

Source : 24 Heures

 

Des registres cantonaux pour les personnes dangereuses ?

“L’objectif est de réduire le risque de passage à l’acte, la mise en place de ces concepts de gestion des menaces n’empêcheront pas qu’une fois ou l’autre un acte puisse arriver, mais je crois qu’il permet de réduire fortement ces risques”, relève André Duvillard, délégué du Réseau national de sécurité, interrogé dans le Journal du matin jeudi.

André Duvillard souligne que les critères pour déterminer les personnes à risques susceptibles d’être intégrées à ce registre est du ressort des cantons. “Il faut être très objectif, des personnes peuvent en quelques sortes rester sous le radar et échapper à ces systèmes de gestion des menaces, mais ça ne doit pas empêcher de les développer.”

Source : RTS Info