The Programmatic and Institutional (Re‐)Configuration of the Swiss National Security Field

Traditionally, Swiss national security focused intimately on the military protection of national territory and institutions. Following the principles of armed neutrality and autonomous defense, the field was organized closely by the Defense Ministry and shied away from sizable international security partnerships. Since the end of the Cold War, however, the policy domain has moved far beyond such positions (Goetschel et al. 2005; Spillmann et al. 2001). It expanded from military and civil defense to activities such as integrated peace‐building, the fight against transnational organized crime, integrated border management, and critical infrastructure protection. This programmatic reorientation was accompanied by new institutional arrangements. Domestically, inter‐cantonal and federal policing were enhanced and intelligence services integrated. Army capabilities were directed to new mandates and new countrywide inter‐ministerial coordination platforms developed. Internationally, Switzerland joined the Partnership for Peace, Euro‐Atlantic Partnership Council, United Nations, and Schengen/Dublin frameworks.

National Security Threats Differentiated by Agency Attention

Individual Agency Contributions to National Threat Management

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L’Intelligence Economique : du renseignement militaire au renseignement privé – Event Archive

Alain Mermoud – collaborateur scientifique à la chaire Economique de Défense de l’ACAMIL, et doctorant en systèmes d’information à HEC Lausanne – a tenu, le 24 mai 2016, une conférence intitulée “L’intelligence économique : du renseignement militaire au renseignement privé”.

Alain Mermoud Event IE Renseignement

Avant la présentation, le président de notre association Jens Thieme est brièvement intervenu pour présenter le rebranding et la nouvelle stratégie de Swissintell. Il a également appelé à plus d’engagement de la part des membres afin de faire de Swissintell une véritable organisation nationale d’influence.

Jens Thieme Event IE Renseignement

Contrairement à l’espionnage industriel, l’intelligence économique (IE) collecte, traite et diffuse des informations utiles aux acteurs économiques uniquement par des moyens légaux. On peut résumer cette démarche sous la forme d’une équation :

compétences + information = décision + actions

La définition la plus simple de l’IE est : la bonne information, à la bonne personne, au bon moment, et d’une manière sûre. L’IE repose sur trois piliers fondamentaux : la veille, la protection, l’influence.

  1. La veille peut être active ou passive (défensive) et se focaliser sur l’aspect stratégique, juridique, sociétale, ou concurrentielle de l’entreprise. Il s’agit ici de structurer une démarche prospective pertinente qui puisse servir à orienter la décision et l’action. La veille repose sur le cycle du renseignement bien connu des militaires : (a) analyse des besoins, (b) collecte, (c) exploitation, (d) diffusion.
  2. La protection du patrimoine informationnel englobe les stratégies de produits, les savoir-faire, les compétences, la propriété intellectuelle, les brevets, la réputation, la technologie, les processus de production, etc. En termes militaires, on parle aujourd’hui de force protection (FP).
  3. L’influence consiste à diffuser des informations ou des normes de comportement et d’interprétation favorisant la position stratégique de l’entreprise à long terme. Les relations publiques et le lobbying permettent également d’exercer une communication d’influence afin de protéger et d’améliorer la réputation de l’entreprise. En termes militaires, on parle de PSYOP et en diplomatie de soft/smart power.

3 Piliers Intelligence Economique

L’information c’est le pouvoir ! Thomas Hobbes l’écrivait déjà dans le Léviathan au XVIIème siècle. Ce qui est toutefois plus récent, c’est l’émergence d’une société de l’information, une société de la connaissance où les technologies de l’information jouent un rôle fondamental. Les USA ont compris depuis fort longtemps que dans une société de la connaissance, le renseignement est ce que le pétrole était à la société industrielle, c’est-à-dire le principal carburant du moteur à explosion, et donc de la croissance. On peut aujourd’hui parler d’un complexe militaro-numérique. Edward Snowden a révélé que les USA avaient adopté déjà dans les années 1980 une stratégie visant à allier intérêts économiques, intérêts du renseignement, et intérêts militaires. D’ailleurs, le réseau Internet à une origine militaire (ARPANET).

En comparaison, la Suisse et ses entreprises ont un retard considérable en matière d’IE. Une véritable stratégie d’IE pourrait permettre à la Suisse de devenir un Etat stratège et de mieux anticiper – pour ne pas se laisser surprendre – des dénouements politiques tels que celui du au secret bancaire ou encore des fonds en déshérences. Par ailleurs, une politique de souveraineté numérique permettrait d’avoir d’avantage d’emprise sur nos réseaux informatiques, colonne vertébrale de notre économie. En fin de compte, il est crucial de rappeler que la souveraineté est la condition sine qua non de notre liberté politique et sociale. De plus, si « l’on fait la guerre comme on produit des richesses » (Bernard Wicht), les conflits futurs seront avant tout des conflits qui se cristalliseront autour de l’information, de ses systèmes et de ses réseaux.

En conclusion, l’IE est un outil qui peut également servir, comme le système de milice, de vecteur du transfert de connaissances entre la sphère militaire et la sphère civile.

L’intelligence artificielle au service de l’armée – robots tueurs et guerre 4.0

Des drones ou des robots capables de tuer sans intervention humaine remplaceront-ils bientôt les soldats sur les champs de bataille ? L’intelligence artificielle va transformer les guerres du futur et peut-être les équilibres stratégiques existants.

Source : Geopolitis

Les robots pourraient être utilisés comme armes de destruction massive selon un expert en cybersécurité

Robert Siciliano, un expert en cybersécurité chez Hotspot Shield, prévient que les humains devraient « sans aucun doute » se préoccuper de ces « robots tueurs ».
“Il n’y a pas si longtemps, les avions bombardiers nécessitaient la présence d’humains dans l’avion. Maintenant nous avons des drones autonomes qui effectuent l’essentiel du travail pour nous. Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui ces mêmes drones de définir des cibles réelles et commettre des erreurs dans certains cas ? ” a déclaré l’expert lors d’une interview sur FBN” Risk & Reward.

Source : Veille.ma

Potentielle cyberguerre

Devenus une réalité, les «robots tueurs» deviendraient rapidement la cible de piratages et d’une variante aggravée de la cyberguerre, disait en substance Kerstin Vignard, l’une de ses responsables. Sera-t-on à même de «ramener à la maison» une arme qui se met à agir de manière étrange parce qu’elle a été piratée par l’ennemi ou par un groupe de hackers anonymes? Et, bien plus, s’en rendra-t-on même compte, dans un théâtre des opérations où les armes, du fait de leur autonomie programmée et de leur capacité d’apprentissage, sont capables de mouvements qui échappent à la compréhension immédiate, fût-ce même à celle de leurs créateurs?

Source : Le Temps