Le Cybersecurity Tech Accord pour lutter contre le cybercrime a été signé à Genève

La lutte au niveau mondial contre le cybercrime s’organise. 34 multinationales ont signé le Cybersecurity Tech Accord, un texte dans lequel elles s’engagent à ne pas collaborer avec des gouvernements pour lancer des cyberattaques, à protéger leurs clients et à aider les Etats à lutter contre toute tentative de piratage. Lancé par Microsoft, ce texte fondateur devrait permettre à Genève de se profiler comme future base d’une convention numérique mondiale.

L’accord, qui tient sur deux pages A4, pose quatre principes. Les entreprises s’engagent à protéger leurs clients – que ce soit des particuliers ou des gouvernements – et à concevoir des produits et des services aussi résistants que possible. De plus, elles promettent de «ne pas aider des gouvernements à lancer des cyberattaques contre d’innocents citoyens et des entreprises, où qu’ils se trouvent». Enfin, les multinationales s’engagent à aider notamment des Etats pour lutter contre le cybercrime. Dernier point, ces entreprises assurent qu’elles collaboreront entre elles pour améliorer la cybersécurité.

Le Cybersecurity Tech Accord intéresse Genève de très près. Fin 2017, le canton a multiplié les initiatives, notamment via les Geneva Digital Talks, pour se profiler comme la capitale mondiale de la cybersécurité. Mardi, Pierre Maudet, conseiller d’Etat chargé du Département de la sécurité et de l’économie, saluait l’accord entre les géants de la technologie, rappelant la volonté de Brad Smith de créer une «convention de Genève du numérique». Pour l’heure, des contacts sont en cours entre Genève et la Confédération à ce sujet, avant que le canton ne recontacte sans doute Microsoft ces prochaines semaines.

Source : Le Temps

Number of surveillance targets in Geneva doubles in a year

The number of people suspected of becoming radicalised and placed under surveillance by authorities in Geneva has doubled in the space of a year, with some 86 currently being followed.

Tracking these people can “range from light surveillance online to physical round-the-clock observation, which is put in place for some rare cases”, said Maudet, who is responsible for the economics and security departments in canton Geneva.

He said that the main reason for the increase was a raised surveillance threshold rather than an increased threat as such: “if you beef up checks, more people will clearly fall into the net.” He said that imams and Muslim community representatives were also more aware and cooperative, which meant that more suspicious individuals than before are being flagged.

Maudet also said that the question of radicalised people leaving to fight jihad abroad is less of a worry than those who return, who are toughened, resistant, and need more attention, he said. In Geneva, two returning fighters have been managed by authorities in recent times, he said, one of whom was successfully “re-socialised”.

Source : Swissinfo

Nouvelle plateforme collaborative afin d’améliorer la cybersécurité des entreprises genevoises

Le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet lance une initiative et un site pour mieux assurer la sécurité informatique des entreprises genevoises. Une responsabilité particulière pour un canton qui accueille de nombreuses organisations internationales.

Dans le monde réel, on ne peut pas envisager d’activité économique sans établir des règles et se doter d’une police pour les faire respecter. Dans un univers virtuel, en constante évolution, le même principe doit prévaloir. La sécurité est un état d’esprit. Rapporté au numérique, il doit même devenir un réflexe. L’Etat de Genève a un rôle à jouer. Il peut accompagner les entreprises dans leurs nouveaux défis technologiques et les sensibiliser aux cyberrisques. En particulier les petites et moyennes structures (PME), qui constituent la colonne vertébrale de l’économie du canton. Ces dernières, davantage vulnérables que les entités de plus grande taille, sont devenues les cibles privilégiées des criminels de la Toile.

Il est important de faire dorénavant front commun et preuve de coordination, face à la complexité des difficultés et à la transdisciplinarité qui caractérise la sécurité informatique. Pour instaurer un climat propice au renforcement de cette dernière, les PME ont notamment besoin de comprendre quelle est leur part de responsabilité en la matière. Elles doivent aussi réaliser qu’une partie des réponses se trouvent en elles. Loin de chercher à encourager un climat de psychose, c’est une cyberhygiène durable et enseignée à tous que j’appelle de mes vœux.

La criminalité s’adaptant rapidement, les forces de l’ordre doivent pouvoir mettre à jour leurs registres pour alerter les PME sur la réalité des dangers, leur évolution, le nombre exact, le type, la variété, la nature et la rapidité des attaques endurées. Afin d’assurer cette veille, il est besoin de documenter les cas de piraterie via Internet. J’invite donc les entreprises à dépasser le sentiment de honte de s’être fait hacker et de s’exprimer à l’avenir sans tabou sur ces questions, sachant qu’une approche décomplexée commence par le fait de porter plainte en cas d’agression. J’entends inaugurer ce 9 mars une nouvelle plateforme collaborative disponible sur cybersecurite.ge.ch, sous l’égide de la brigade de criminalité informatique de la police cantonale genevoise, afin de mieux recenser les cyberattaques et identifier l’accompagnement technologique qui en résulte.

Source : Le Temps