La Suisse devient la deuxième place européenne pour le renseignement d’affaires

“Très attachée à la protection des données et échaudée par son expérience avec les sociétés militaires privées, la Suisse est partagée entre méfiance et opportunité économique.

Pourtant, sans le savoir vraiment, la Suisse est discrètement devenue la deuxième place européenne en matière de renseignement d’affaires derrière Londres avec des sociétés d’intelligence économique, dont certaines suisses, sont reconnues bien au-delà de nos frontières.

Parallèlement, la plupart des importants acteurs étrangers de cette industrie ont au moins un bureau de représentation dans notre pays.

Plus fantasmé que connu, le renseignement privé à la sauce anglaise c’est avant tout un métier bien encadré, des procédures de compliance de plus en plus strictes et une majorité d’ employés choisis parmi les étudiants des meilleures universités européennes.

Au niveau Suisse, le Canton de Genève fait office de précurseur avec la création de l’Office de Promotion des Industries et des technologies (OPI) qui offre plusieurs services en matière d’intelligence économique et avec ses cursus et options à la Haute École de Gestion et à l’Université de Genève qui forment dans le domaine.

Enfin, au niveau économique, on est bien loin des clichés sur l’investigateur solitaire qui chasse le mandat d’adultère avec des chiffres d’affaires en Suisse qui peuvent atteindre plusieurs millions de francs voir plus de 100 millions de dollars à l’étranger pour la plus grosse société d’intelligence économique américaine cotée en bourse.

Dans la tradition de ses banques privées, de ses cabinets d’avocats prestigieux et de ses pépites industrielles, la Suisse a également une bonne carte à jouer comme lieu incontournable du renseignement d’affaires.”

Source : Le Temps

« Industrie 4.0 : révision de son modèle d’affaire ? » – FOROM/OPI Genève 2.11.2017

Automatisation  –  robotisation  –  internet des objets

Autant de termes qui démontrent que la numérisation s’impose peu à peu à toutes les entreprises. Mais comment appréhender cette évolution majeure qui affecte potentiellement aussi bien les processus de production que les modèles d’affaires ?

Si chacun s’accorde à constater que les changements liés à la transformation digitale deviennent un enjeu stratégique, peu des acteurs concernés savent réellement comment aborder ce sujet pour en tirer des opportunités de développement et de croissance.

Pour éclairer cette thématique, FOROM et l’OPI accueillent le 2 novembre prochain des expert-e-s et des actrices et acteurs de l’industrie qui présenteront des réalisations concrètes pour un événement qui s’annonce riche en échanges.

Conférences et table ronde présentées par le modérateur, Cédric Borboën

Conférence

Alexandre Martin,
Directeur de Siemens Suisse romande
Didier Helal,
Membre de la direction, Orbiwise
Pascal Allot,
Directeur d’IBM pour la Suisse romande
 

Table ronde

Philippe Menoud,
Directeur général d’IEM
Philippe Cordonier,
Responsable Suisse romande, Swissmem

Conclusions

Pierre Maudet,
Conseiller d’Etat chargé du département de la sécurité et de l’économie (DSE)

Programme

16h30
Accueil des participant-e-s & réseautage

17h00
Mot de bienvenue

17h10
« Industrie 4.0 : révision de son modèle d’affaire ? » 

17h50
Table ronde – partage d’expériences

19h00
Apéritif & réseautage
Source : Forom

Intelligence économique : « le vrai dilemme c’est de savoir travailler ensemble ! »

Mardi 5 septembre dernier a eu lieu à Genève le Forum économique romand, dédié à l’intelligence économique. Selon les orateurs présents, l’intelligence économique est primordiale afin de pouvoir prendre des décisions stratégiques en toute conscience et ainsi accroître la compétitivité des entreprises. Retours sur quelques points-clés de cette conférence de haute tenue à laquelle j’ai eu la chance d’assister.

La manifestation, qui a réuni plus de 200 spécialistes, a été ouverte par Cédric Borboën, président fondateur de FOROM. Christian Harbulot, directeur de l’école de guerre économique à Paris a ensuite annoncé la couleur : « aujourd’hui, on parlera d’intelligence économique, mais surtout sans rentrer dans l’anxiogène ». Selon lui, c’est le génie logiciel, mais surtout l’intelligence humaine qui font la différence dans les tâches d’intelligence économique. Aujourd’hui, nous allons vers une dynamique de développement. « Il faut apprendre à anticiper les risques pour ne pas aboutir à la crise (la résilience) et l’intelligence économique permet cela ».

Source : Julie Erard