Legal Tech : une société suisse poursuivie pour violation de la protection des données

Le Ministère public valaisan a ouvert une enquête contre une petite entreprise, après une plainte déposée par l’avocat Sébastien Fanti pour violation de la loi sur la protection des données.

La loi impose des règles précises et, dans certains cas, un déclaration formelle: “C’est notamment le cas lorsqu’elle collecte et traite de manière régulière des données sensibles ou des profils de personnalités, ou lorsqu’elle, de manière régulière, communique des données à des tiers”,  explique Jean-Philippe Walter, adjoint au préposé fédéral à la protection des données.

Et d’ajouter: “Il y a des exigences renforcées, notamment au niveau de la sécurité des données, ainsi qu’au niveau de la transparence, puisqu’il y a des obligations d’informations des personnes concernées. D’autre part, il doit s’agir d’un consentement explicite”.

Source : RTS

Google permet aux annonceurs de pister leurs clients dans les magasins

La multinationale californienne permet aux marques de savoir quels achats sont effectués dans leurs magasins après qu’un internaute a cliqué sur une publicité en ligne. Google dispose des données de 70% des cartes de crédit et de débit aux Etats-Unis.

Google affirme qu’il est possible, pour l’internaute, de désactiver son profilage via les paramètres de son compte. Si le service Attribution devait être lancé en Suisse, qu’en penseraient les autorités? «La société devrait se conformer aux exigences de la protection des données, pour ne pas rendre les personnes identifiables», répond Jean-Philippe Walter, suppléant du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. «De plus, Google devrait avoir procédé au préalable à une analyse d’impact pour évaluer les risques en matière de respect de la vie privée. Le traitement des données des internautes et leur lien avec l’utilisation de cartes de fidélité devraient ainsi être transparents et reposer sur un consentement exprès, libre et éclairé.»

Source : Le Temps