Une identité électronique sécurisée reconnue par l’Etat verra le jour

Le Conseil fédéral a posé vendredi des règles claires pour l’utilisation d’une identité électronique: il sera possible de commander un extrait du casier judiciaire ou acheter du whisky sur internet avec une e-ID sécurisée.

Donner accès à son dossier de patient à son médecin ou effectuer ses paiements en ligne sont d’autres applications concrètes du système. Autant de démarches qui requièrent une identification fiable et sécurisée de chacun dans le cyberespace.

Le secteur privé jouera son rôle dans le développement des offres. L’identification numérique doit garantir que les personnes ne donnent pas de fausse identité; et elle ne doit pas prêter à confusion, selon le gouvernement.

L’établissement de moyens d’identification électronique (e-ID) sera réglé par une loi. Tout un chacun pourra s’identifier dans le monde virtuel selon des données confirmées par l’Etat. Pour se procurer une e-ID, les citoyens peuvent s’adresser aux prestataires privés reconnus.

Toutefois, le développement et la production des supports de ces éléments d’identité, comme les smartphones ou les cartes bancaires, ne devraient pas être du ressort de l’Etat, estime le Conseil fédéral. Le secteur privé est mieux placé pour le faire.

Source : RTS Info

La blockchain devient réalité en Suisse

La technologie sous-jacente au bitcoin sert déjà pour des projets publics comme l’identité numérique à Zoug, le Registre du commerce à Genève, à Paléo ou dans la finance. Les applications possibles semblent infinies.

Une étude réalisée par IBM en Suisse en mars dernier avait montré que la plupart des entreprises suisses s’intéressaient à cette technologie, en particulier dans le secteur des transports et de la distribution. L’axe? «Dans l’immédiat, simplifier les processus pour faire des économies et, à long terme, développer de nouvelles sources de revenu, basées sur de nouveaux modèles d’affaires rendus possible par la blockchain», poursuit le spécialiste. Considérée comme aussi révolutionnaire qu’Internet à ses débuts, la blockchain captive aussi en Suisse.

Source : Le Temps

La Suisse est dans le top 3 mondial pour la blockchain

 La Suisse, et plus particulièrement Genève, se situe parmi les leaders mondiaux. D’abord parce que tant le secteur public que le secteur privé prennent de nombreuses initiatives. Dubaï et le Royaume-Uni ont élaboré des stratégies blockchain, ce sur quoi Genève travaille aussi. Je pense que la Suisse est dans le top 3 mondial. De plus, beaucoup d’acteurs majeurs viennent en Suisse pour se financer, via des ICO [nouveau moyen pour lever des fonds, à mi-chemin entre l’entrée en bourse et le crowdfunding, ndlr]. Un tiers des dix plus grandes ICO ont eu lieu en Suisse, qui est un terreau très fertile pour la blockchain. Nous devons garder cette place de leader mondial, je suis très optimiste.

Source : Le Temps

Les données de la SwissID seront hébergées en Suisse

Une coentreprise, SwissSign Group, développera la SwissID, qui devrait servir pour prouver son identité en ligne et, plus tard, pour signer un contrat, remplir sa déclaration d’impôt ou voter

Point central, «l’utilisateur conserve en permanence la maîtrise de ses données», ont souligné les responsables. Les données resteront en Suisse, les utilisateurs sauront qui les détient et pourquoi, ont-ils ajouté. Ils se défendent de vouloir en faire une utilisation commerciale, en réponse aux inquiétudes et critiques qui ont surgi ces derniers jours, devant le partage des tâches entre l’Etat qui se contente de vérifier les identités et la qualité des prestataires, qui seront des entreprises privées. En outre, SwissSign veut respecter les «normes de sécurité éprouvées les plus strictes».

Source : Le Temps