Le développement la Crypto Valley profite aux agences de communication

Vous connaissez cet adage: pendant la ruée vers l’or, ce ne sont pas les chercheurs d’or qui se sont le plus enrichis mais les vendeurs de pioches. C’est exactement ce qui est en train de se produire à la Crypto Valley de Zoug, haut lieu mondial de l’industrie des monnaies virtuelles. Tout un écosystème répondant aux besoins des startups de la blockchain est en train de se mettre en place.

Une des agences de «public affairs» les plus en vue du pays – Furrerhugi – vient de s’associer avec la société d’investissement zougoise Lakeside Partners pour fonder Narwal Blockchain PR. Cette nouvelle entité propose aux jeunes pousses des cryptomonnaies de les aider à s’implanter dans la région, supervise leur communication et enfin de leur organiser un Initial Coin Offering (ICO). Cette dernière opération consiste à émettre de la monnaie virtuelle remise à des investisseurs en échange de fonds.

D’après la documentation officielle de Narwal Blockchain PR, les initiateurs se voient comme des «bâtisseurs de ponts entre l’ancien et le nouveau monde de l’entreprise».

Source : Bilan

Les start-up blockchain se multiplient en Suisse

La Suisse romande et surtout Genève ont vu éclore en deux ans une douzaine de jeunes pousses technologiques. La multiplication des ICO (Initial Coin Offering) augure un vrai boom.

«Entre les start-up qui se fondent sur une application basée sur la blockchain et celles qui emploient cette technologie, elles sont sans doute plusieurs dizaines.» C’est à Genève que se concentre cet essor grâce à l’activisme du conseiller d’Etat Pierre Maudet et de Nicholas Niggli, nouveau directeur de l’innovation et à l’ouverture de Fintech Fusion. Vaud, qui s’interroge sur la stratégie à adopter, semble en retard en la matière.

La perspective d’une ICO justifie aussi la présence de Robert Zaremba en région lémanique. «La Suisse romande reste très en retard par rapport à Zurich en matière de développement des affaires. Mais elle est idéale pour une entrée en bourse. Si l’on nomme la région de Zoug la Crypto-Valley, Genève devrait mériter le surnom de Crypto-Wall Street», prétend le jeune ingénieur polonais.

La Suisse est très majoritairement saluée pour son ouverture envers les ICO, notamment depuis qu’elle en a précisé le cadre le 29  septembre dernier. Au point qu’elle occupe le 2e rang mondial, juste derrière les Etats-Unis, avec 550 millions de dollars émis durant les seuls neuf premiers mois de 2017.

Et les demandes de cotation se bousculent, au point que le régulateur, «sous-équipé en personnel, n’arrive pas à suivre la demande», comme le souligne Vincent Pignon. C’est bien une nouvelle vallée de l’innovation qui se crée, en direct sous nos yeux.

Source : Bilan

La fintech suisse poursuit sa croissance mais donne des signes de maturité

Genève se classe au troisième rang mondial dans la technologie appliquée à l’innovation financière, selon le rapport fintech 2017 de l’institut IFZ, à Zoug. Le secteur a vu 32 créations d’entreprises en 2017 et une multiplication par six des fonds levés à travers le capital-risque.

La scène fintech donne de plus des signes de maturité. En dehors de la blockchain et de la gestion de placement, le nombre de start-up se stabilise dans les autres catégories, par exemple dans l’analytique (Big Data, intelligence artificielle), les paiements ou les infrastructures bancaires. Thomas Ankenbrand estime aussi que les modèles sont plus complémentaires aux offres actuelles des banques que réellement disruptives.

Quant à la principale préoccupation des fintechs, selon un sondage de l’IFZ, elle ne se situe pas dans une concurrence exacerbée, le coût du travail élevé ou l’excès de réglementation mais dans la difficulté à trouver des clients.

La Suisse est un centre mondial de la fintech, selon une comparaison en vertu de 72 indicateurs réalisée par l’IFZ. Plus exactement, Zurich est deuxième derrière Singapour et devant Genève, comme l’an dernier.

Source : Le Temps