Une cryptomonnaie étatique suisse : un instrument de la souveraineté numérique ?

La Banque nationale suisse (BNS) devrait lancer sa propre cryptomonnaie, selon le président du groupe financier SIX. “Un e-franc sous le contrôle de la banque centrale créerait de nombreuses synergies, ce serait très bon pour l’économie”, a déclaré Romeo Lacher dans une interview au Financial Times. L’opérateur de la Bourse suisse reste méfiant vis-à-vis du bitcoin et de ses homologues.

L’e-franc apporterait un soutien au commerce local, car il doperait le recours aux paiements électroniques, a assuré M. Lacher dans l’article publié lundi.

Source : Bilan

La BNS devrait-elle créer sa propre cryptomonnaie ?

Selon Romeo Lacher, le président de SIX, groupe financier opérateur de la Bourse suisse, la Banque Nationale Suisse devrait créer sa propre cryptomonnaie. Interview de Philippe Bachetta, professeur de macro-économie à HEC Lausanne.

Source : Forum RTS

Les banques restent méfiantes face aux cryptofortunes

«Argent de la drogue», «dark Web», «arnaque». Voilà le genre de réactions les plus courantes lorsqu’un millionnaire en bitcoins cherche à ouvrir un compte dans une banque privée suisse. Le lien entre le monde des cryptomonnaies et les banques traditionnelles n’est pas encore bien établi, même si une poignée d’établissements commencent à s’intéresser à cette nouvelle clientèle potentielle, notamment à Genève. Avec une extrême prudence.

Un millionnaire en cryptomonnaies n’est pas un millionnaire comme les autres, semblent penser les banques suisses. Certaines comme Swissquote ou Falcon Bank proposent d’investir dans le bitcoin ou d’autres devises numériques, mais la place financière reste extrêmement sceptique face aux fortunes constituées dans ce nouvel univers parallèle. Les sommes peuvent être très conséquentes, comme le montre ce classement des grandes fortunes en bitcoins, dominé par deux milliardaires.

Pour les cryptofortunes, un véritable parcours du combattant s’impose avant de pouvoir ouvrir éventuellement un compte dans une enseigne suisse. «Les banques ont un a priori défavorable sur les cryptomonnaies en général, la grande majorité de celles que nous avons contactées depuis début 2017 n’a pas voulu entrer en matière. Celles qui commencent à être intéressées sont extrêmement exigeantes en matière de contrôles», poursuit Olivier Cohen, ancien banquier et trader, qui se décrit comme un passionné de la première heure des cryptos.

Source : Le Temps

“On n’est pas dans une phase de bulle du bitcoin, mais d’adoption de technologie” – Alexis Roussel

Le bitcoin avait flirté avec les 20’000 francs le 17 décembre, alors qu’il valait moins de 1000 dollars début 2017. Ce dimanche, la cryptomonnaie s’échangeait aux alentours de 11’000 francs.

Pour expliquer ces mouvements, l’ancien président du Parti pirate suisse estime qu’il faut analyser le bitcoin comme une technologie et pas comme un outil financier pur.

Face aux critiques contre le bitcoin, dont celles d’Andréa Maechler, numéro trois de la Banque nationale suisse (BNS), qui le voit uniquement comme “un instrument à but spéculatif”, il estime qu’il faut “comprendre comment fonctionnent internet et les réseaux décentralisés de type peer-to-peer (pair à pair).

Alexis Roussel explique que le bitcoin permet concrètement “d’investir dans des projets innovants, en particulier dans la finance” et souligne “qu’il y a encore tout à découvrir” dans le domaine.

Source : RTS Info