Le Conseil fédéral admet les risques d’un retard suisse sur la protection des données

Alors que le nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD) entrera en vigueur ce 25 mai, l’agenda législatif suisse qui prévoit une révision de la LPD (Loi fédérale sur la protection des données) inquiète. Vingt-cinq acteurs romands du numérique avaient déjà pressé le Conseil national de reconsidérer le calendrier de mise à jour de ce texte qui date de 1992. Le 15 mars dernier, la conseillère nationale Valérie Piller Carrad (PS, Fribourg) a interpellé le Conseil fédéral quant à l’impact que ce retard législatif pourrait avoir sur la compétitivité des entreprises suisses.

Dans sa réponse formulée au début de ce mois de mai, l’organe exécutif ne se montre absolument pas rassurant sur les conséquences probables du retard du cadre suisse sur le cadre européen. Morceaux choisis:

«Si la Commission européenne arrive à la conclusion […] que la législation suisse n’offre plus un niveau de protection adéquat […] elle pourra révoquer, modifier ou suspendre la décision d’adéquation. Dans un tel cas, la libre circulation des données personnelles entre la Suisse et l’UE ne serait plus garantie. L’économie, et en particulier les PME, s’en trouveraient pénalisées.»

«Si la législation fédérale sur la protection des données ne devait pas être adaptée au standard européen, la sphère privée d’un consommateur établi en Suisse serait moins bien protégée que celle d’un consommateur établi dans l’UE alors qu’ils profitent des mêmes prestations offertes par une entreprise suisse.»

«Un cadre juridique clair facilite les activités économiques. Or un retard dans la révision de la LPD crée une insécurité juridique.»

L’agenda de la révision de la LPD semble néanmoins figé. Le 13 avril dernier, la Commission des institutions politiques du Conseil national a confirmé un planning en deux étapes. Cette commission parlementaire «a adapté la législation suisse aux exigences du droit européen (directive 2016/680)», expliquait-elle dans un communiqué. La mise en oeuvre de cette directive devrait avoir lieu après son examen par le Conseil national lors de la session d’été. Session durant laquelle les députés décideront également s’ils approuvent «la scission du projet de révision du droit de la protection des données.» Le débat reste ouvert…

Source : ICT Journal

Le Dessous des cartes – Câbles sous-marins : la guerre invisible

Quelque 400 câbles sous-marins tissent un réseau invisible et pourtant crucial pour notre monde connecté. Longs d’1,3 million de kilomètres, ils sont indispensables au bon fonctionnement d’Internet et font transiter 99 % des échanges intercontinentaux. Ces infrastructures méconnues attisent plus que jamais la convoitise des États, des services de renseignement et des géants du Net.

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Vidéo Stéphane Koch – Facebook gérer les applications et les permissions accordées

Sur Facebook, votre nom, photo de profil, photo de couverture, genre, réseaux, nom et ID d’utilisateur sont toujours accessibles par les personnes et les applications. Pourquoi ? Les applications ont aussi accès à votre liste d’amis et à toute information que vous choisissez de rendre publique.

Thèmes abordés dans ce didacticiel :

  • Comment gérer les applications, et gérer les permissions qui leur sont accordées.
  • Puis-je toujours me connecter à un site web pour lequel j’ai utilisé Facebook, si je retire l’application dédiée de Facebook, ou si je supprime ou désactive mon compte ?
  • Comment demander l’effacement des mes données pour une application spécifique, et comment retirer les informations publiées sur mon mur par l’application concernée.

Source : YouTube