Deux enjeux pour les données : sécurité & vie privée

Les données produites par nos smartphones, les entreprises et une myriade d’objets connectés ne cesseront d’augmenter, ce qui va créer des risques plus importants pour la sécurité. Les prévisions de Yan Borboën, associé chez PwC et responsable cybersécurité pour la Suisse romande.

Plusieurs sociétés helvétiques tentent de positionner la Suisse comme un coffre-fort numérique. Est-ce pertinent?

Absolument. Notre pays est très stable sur les plans politique et législatif. De plus, l’approvisionnement en électricité est garanti à 100%, ce qui n’est par exemple pas toujours le cas aux Etats-Unis, où il y a parfois des coupures. De plus, on verrait mal les autorités suisses accéder facilement à la requête d’un gouvernement étranger demandant à accéder à des données stockées ici.

Source : Le Temps

Nous avons perdu la bataille pour garder la maîtrise sur nos informations personnelles. L’enjeu, aujourd’hui, c’est de remporter celle visant à réglementer leur utilisation.

Si nous avons déjà perdu la bataille sur le front de la collecte des données, le combat pour l’encadrement de leur utilisation ne fait que commencer. Le temps presse, alors que les experts prédisent une croissance fulgurante des données ces prochaines années, représentant autant de risques pour notre sécurité.

Source : Le Temps

Legal framework for distributed ledger technology and blockchain in Switzerland

Distributed ledger technology (DLT) and blockchain technologies are among the remarkableand potentially promising developments in digitalisation. It is predicted that these developments have considerable potential for innovation and enhanced efficiency, both in the financial sector and in other sectors of the economy, although this potential cannot yet be conclusively estimated.

Switzerland is currently one of the leading locations in the area of DLT and blockchain. Especially in the financial sector, a growing fintech and blockchain ecosystem has developed in Switzerland in recent years. The Federal Council intends to further improve the prerequisites so that Switzerland can exploitthe opportunities offered by digitalisation. It thus wants to create the best possible framework conditions so that Switzerland can establish itself and evolve as a leading, innovative and sustainable location for fintech and blockchain companies – and innovative companies in general.

Source & rapport : Admin.ch

Avis sur l’externalisation de la transition numérique au privé

La Suisse n’a pas besoin d’un parc d’attractions numérique, mais d’une gouvernance durable et responsable de sa transition numérique, affirme Jean-Henry Morin, professeur associé à l’Université de Genève.

Un déséquilibre dangereux apparaît clairement entre un vide sidéral laissé par les pouvoirs publics et l’économie privée, dont la propension naturelle à minimiser l’intervention de l’Etat, et donc à s’y substituer sous la bannière de l’autorégulation, grandit. Ce déséquilibre en matière de gouvernance numérique est à la défaveur du développement durable et responsable d’une société.

Ne nous méprenons pas, il ne s’agit pas ici de faire l’apologie d’une doctrine anti-libérale mais bien de recadrer ce que devrait être un projet de société vis-à-vis de l’enjeu crucial d’un agenda numérique national. Il est bien question d’équilibrer trois dimensions: la société, les pouvoirs publics et l’économie. Bien entendu, l’économie joue un rôle très important dans cet équilibre et nous ne pouvons que saluer la mobilisation de Digitalswitzerland sur ce plan-là. Par contre, il n’est pas tolérable que par incurie et défaut de responsabilité, la partie régalienne de cette tâche soit abandonnée (ou externalisée) à la partie ayant un intérêt prépondérant à ce que les pouvoirs publics n’interviennent que le moins possible dans ses affaires.

Source : Le Temps