La Suisse devient la deuxième place européenne pour le renseignement d’affaires

“Très attachée à la protection des données et échaudée par son expérience avec les sociétés militaires privées, la Suisse est partagée entre méfiance et opportunité économique.

Pourtant, sans le savoir vraiment, la Suisse est discrètement devenue la deuxième place européenne en matière de renseignement d’affaires derrière Londres avec des sociétés d’intelligence économique, dont certaines suisses, sont reconnues bien au-delà de nos frontières.

Parallèlement, la plupart des importants acteurs étrangers de cette industrie ont au moins un bureau de représentation dans notre pays.

Plus fantasmé que connu, le renseignement privé à la sauce anglaise c’est avant tout un métier bien encadré, des procédures de compliance de plus en plus strictes et une majorité d’ employés choisis parmi les étudiants des meilleures universités européennes.

Au niveau Suisse, le Canton de Genève fait office de précurseur avec la création de l’Office de Promotion des Industries et des technologies (OPI) qui offre plusieurs services en matière d’intelligence économique et avec ses cursus et options à la Haute École de Gestion et à l’Université de Genève qui forment dans le domaine.

Enfin, au niveau économique, on est bien loin des clichés sur l’investigateur solitaire qui chasse le mandat d’adultère avec des chiffres d’affaires en Suisse qui peuvent atteindre plusieurs millions de francs voir plus de 100 millions de dollars à l’étranger pour la plus grosse société d’intelligence économique américaine cotée en bourse.

Dans la tradition de ses banques privées, de ses cabinets d’avocats prestigieux et de ses pépites industrielles, la Suisse a également une bonne carte à jouer comme lieu incontournable du renseignement d’affaires.”

Source : Le Temps

Palantir Technologies s’installe à Genève

Fondé en 2004, Palantir est aujourd’hui le numéro un mondial du Big Data. Sa valorisation, parmi les plus spectaculaires de la Silicon Valley, est à présent estimée à plus de 20 milliards de francs.

Palantir compte comme principaux clients le pétrolier BP, l’assureur Axa, le gouvernement américain – plus exactement la CIA – et Credit Suisse. La banque a d’ailleurs lancé une coentreprise (Signac) avec le géant américain de l’analyse des masses de données, dans le but d’analyser les agissements de ses employés pour détecter d’éventuelles fraudes.

Source : Le Temps