Les espions chinois font du repérage sur les réseaux sociaux

L’internet sert aussi à recruter des taupes. Les espions «recoupent différentes informations sur les réseaux sociaux, en particulier LinkedIn, pour déceler les profils susceptibles de révéler des informations stratégiques sur les entreprises ou milieux académiques où ils travaillent», dit Alain Mermoud, président de Swissintell, une association suisse de professionnels de l’intelligence économique.

Leur cible préférée? «Le cadre frustré qui vit en désaccord, voire en conflit, avec son employeur.» Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont tous identifié des tentatives de recrutement sur LinkedIn menées par des agents chinois. De même que la Suisse: dans son rapport 2018, le Service du renseignement de la Confédération (SRC) constate «une activité accrue des groupes de hackers chinois à l’encontre d’intérêts suisses». Sont visées les entreprises exportatrices et les organisations internationales siégeant en Suisse.

Source : Le Temps

Aide-mémoire sur l’espionnage économique

De plus en plus d’entreprises en Suisse sont victimes d’espionnage économique et de cyberattaques. Le Service de renseignement de la Confédération explique comment déceler les dangers et les actes délictueux dont ils pourraient être victimes, et surtout comment s’en prémunir.

Document à télécharger

Source : DDPS

Le renseignement suisse passe à l’offensive

«Nous devons désormais être clair avec les Russes: nous avons les capacités de voir ce qu’ils font et nous les utiliserons pour contrer leurs opérations», a-t-il prévenu. Sans cette loi, le SRC n’aurait par exemple pas pu collaborer aussi efficacement pour déjouer la tentative russe de piratage du laboratoire de Spiez en mars dernier. A l’orée des prochaines élections fédérales de 2019, il a par ailleurs révélé surveiller les agissements de Moscou quant à de potentielles tentatives d’influence politique en Suisse.

Face à la recrudescence des menaces et aux «lourdeurs bureaucratiques» exigées par la LRens, des «mesures urgentes» ont d’ores et déjà été prises pour que, dès avril 2019, le Centre fédéral de situation (CFS) soit opérationnel 24h/24. «Deux personnes ont été embauchées et 26 postes supplémentaires seront prochainement mis au concours dans le domaine cyber/contre-espionnage», a souligné le patron du renseignement. Et ce n’est pas tout, puisqu’un nouveau rapport sera remis au Conseil fédéral en fin d’année pour présenter les «besoins du service»: «Nous n’avons pas assez de personnel opérationnel et nous sommes sous pression, notamment de la part des cantons, a souligné Jean-Philippe Gaudin, sous le regard bienveillant du conseiller fédéral en charge de la Défense, Guy Parmelin, dont il est notoirement proche.

Source : Le Temps