Les nouvelles technologies favorisent les interactions entre l’armée et le secteur privé

Il existe une convergence dans les attitudes: leadership, motivation des hommes, exécution des stratégies, esprit de groupe ou gestion du risque et des conflits. Mais il y a aujourd’hui deux nouveaux domaines où une coopération entre l’armée et les entreprises devient essentielle. Ils relèvent de la révolution technologique.

Le premier est celui de la cybersécurité. Plus une organisation – armée ou entreprise – se numérise, plus elle est vulnérable aux attaques informatiques. Déjà dans les années 1980, le général William Rogers, commandant en chef de l’OTAN, suggérait que le meilleur moyen de paralyser une armée très hiérarchisée comme celle de l’URSS serait de bloquer ses systèmes de communication.

Aujourd’hui, la plupart des armées développent des unités de cybersécurité qui peuvent être tout aussi efficaces qu’une unité de chars. La coopération s’impose avec les entreprises car la technologie vient souvent du secteur privé. Et ce que de jeunes recrues ou officiers peuvent pratiquer à l’armée débouche souvent sur un emploi lors du retour à la vie civile.

Le deuxième aspect, moins connu, est celui de la destruction des flux financiers des organisations terroristes ou des Etats voyous. L’armée israélienne a été un précurseur dans ce domaine; elle a une unité spéciale chargée de suivre et de bloquer les flux financiers qui permettent aux organisations terroristes d’opérer. En fait, la plupart d’entre elles sont organisées comme des entreprises.

Source : Le Temps

La Suisse manque d’informaticiens spécialisés

Les offres d’emploi du secteur ont progressé de près de 74% entre 2016 et 2017. Une croissance portée par la cybersécurité. Une menace plane toutefois sur le secteur informatique: la pénurie. Au point que les entreprises s’adressent directement aux écoles

Depuis quelques années, la prise de conscience s’accélère. La demande pour des experts en sécurité informatique a presque doublé entre janvier 2017 et janvier 2018. Autrefois risque lointain et obscur, les piratages sont désormais une réalité. Plus d’une PME suisse sur trois a déjà été victime d’une cyberattaque, selon une étude de l’institut de recherche gfs-zürich publiée en décembre dernier.

Les profils liés à l’Internet des objets, à l’intelligence artificielle ou encore à la blockchain sont également convoités. En plein essor, ces technologies exigent des compétences pointues. «Avant, il suffisait d’être un généraliste de l’informatique, mais aujourd’hui ce n’est plus adapté à la demande, estime Eric Sinot. Certaines personnes n’ont pas les qualifications pour évoluer dans ce nouveau monde.»

Pour dénicher les nouvelles pépites du secteur, les entreprises s’adressent directement aux écoles. «Avant elles postaient des annonces, désormais elles essaient de recruter les étudiants avant même qu’ils ne soient diplômés. Elles nous téléphonent pour avoir accès aux élèves», raconte Sylvain Pasini, enseignant à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud.

Source : Le Temps

Deux HES romandes s’associent pour former des ingénieurs à l’industrie 4.0

Ce jeudi 8 février 2018, des représentants de la Haute Ecole Arc (HE-Arc) et de la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) étaient réunis sur le site industriel du chocolatier Camille Bloch, à Courtelary (BE), pour annoncer la création d’un nouveau Bachelor commun en Ingénierie et Gestion industrielles. Dès la rentrée académique 2018-2019, ce nouveau cursus «Science en Ingénierie et Gestion industrielles» a pour ambition de donner à ses étudiants le bagage nécessaire à renforcer la compétitivité des entreprises qui peinent à prendre le nécessaire virage de la digitalisation.

La Suisse, championne du monde de l’innovation, a du retard sur ses voisins dans sa capacité à transformer ses idées en produits et dans l’efficience de ses chaînes de production à l’heure où celles-ci sont repensées à l’aune de la quatrième révolution industrielle et de l’industrie 4.0. Chef du Département des technologies industrielles à la HEIG-VD, Guido Frosio regrette notamment être interpellé «par  les  entreprises qui font part de leurs difficultés pour engager des ingénieures et ingénieurs de production. Très souvent, c’est à l’étranger, notamment en France et en Allemagne, qu’elles trouvent de tels profils.»

Source : ICT Journal