La Suisse et le RGPD – Me Sylvain Métille

Le texte suivant est extrait du blog de Me Sylvain Métille :

“Même si le droit suisse de la protection des données est en cours de révision, c’est surtout le Règlement général sur la protection des données qui fait trembler nombre d’entreprises suisses et fait se transformer moult consultants en experts juridiques. Beaucoup de fausses informations circulent et nous allons tenter d’y voir un peu plus clair.

Le RGPD s’applique aux données traitées dans le cadre des activités d’un établissement d’un responsable du traitement ou d’un sous-traitant sur le territoire de l’UE, que le traitement ait lieu ou non dans l’UE (art. 3 par. 1 RGPD). Il s’applique donc en premier lieu aux entreprises présentes dans l’UE.

A titre exceptionnel, le RGPD prévoit aussi une application extraterritoriale (art. 3 par. 2 RGPD), par exemple à une entreprise suisse sans présence dans l’UE, si :

– des données de personnes qui se trouvent sur le territoire de l’UE sont traitées, et que
– les activités de traitement sont liées soit à l’offre de biens ou de services à ces personnes dans l’UE (indépendamment de l’exigence d’un paiement), soit au suivi du comportement de ces personnes au sein de l’UE (profilage).”

Vous pouvez lire la suite du texte sur le blog de Me Sylvain Métille

Podcast – les objets connectés : amis et ennemis ?

Ils sont partout! Du bracelet à la montre, du baby phone au jouet pour enfant, du smartphone à la télévision en passant par la voiture, le collier du chat, l’assistant vocal ou la machine à café, les objets connectés utiles nous facilitent la vie et savent vite se rendre indispensables. Mais ils ouvrent aussi une porte béante sur notre vie privée en cas de sécurité insuffisante ou défaillante.

“On en parle” leur consacre une émission spéciale avec les regards et analyses de David Atienza Alonso, professeur au Laboratoire des systèmes embarqués de l’EPFL (ESL) et Sylvain Métille, avocat spécialiste de la protection des données, du droit de l’informatique et des technologies.

Source : RTS

La cybersécurité, un frein pour les start-up ?

C’est le cauchemar de toute jeune entreprise: voir son nom associé à un scandale de fuite de données confidentielles. Une telle mésaventure peut menacer l’existence d’une start-up. Responsable sécurité de Snap, Jad Boutros a partagé mercredi son expérience devant le public averti de la conférence Black Alps, à Yverdon-les-Bains.

En cas d’incident, la société doit informer les autorités suisses dans les meilleurs délais, selon la formule du projet de loi sur la protection des données. «Plus vous annoncez vos erreurs, moins on va vous courir après», a résumé l’avocat Sylvain Métille devant des entrepreneurs locaux. Si aucune sanction financière n’est pour l’instant prévue par le législateur, la sécurité informatique représente toutefois un coût important pour les start-up. Elles doivent donc trouver un équilibre pour maintenir des prix attractifs et ne pas entraver leur capacité d’innovation. «L’attention portée à la sécurité informatique peut freiner les nouveaux projets», a confirmé Jad Boutros.

Source : Le Temps