La blockchain comme contrat social de la 4e révolution industrielle

Intelligence artificielle, robotique, Big Data, nouveaux modèles économiques et sociaux restant à définir: la quatrième révolution industrielle est perçue comme source d’insécurité. Cependant, de nouvelles technologies inventées pour favoriser la confiance comme la blockchain nous facilitent l’accès à des formes de réciprocités plus anciennes, nous offrant ainsi l’opportunité d’allouer nos ressources d’une manière plus efficace ou juste, au sens économique du terme, mais également social.

Nos sociétés digitalisées répondent aujourd’hui à deux de ces dimensions évoquées précédemment, d’une manière évidente. Premièrement, par la proximité géographique: Internet et nos smartphones permettent maintenant de nous retrouver autour d’une table ou d’un marché virtuel grâce à nos écrans. Deuxièmement, par la confiance engendrée par de nouvelles technologies telles que la blockchain – jugée encore imparfaite – offrant pour la toute première fois depuis des millénaires l’opportunité d’avoir un «système de confiance» décentralisé, sans intermédiaire aucun.

Source : Le Temps

Un système d’espionnage général des internautes mis au jour

Ce ne sont sans doute ni la NSA ni des pirates informatiques russes ou nord-coréens qui sont les plus curieux de la vie privée des internautes. Il s’agit plutôt de multinationales bien établies telles Microsoft, Samsung ou encore Spotify. Il y a quelques jours, des chercheurs de l’Université de Princeton (New Jersey) ont publié une étude montrant comment ces entreprises espionnaient en détail le comportement des internautes qui visitent leurs pages web. Via des systèmes perfectionnés, elles parviennent à enregistrer intégralement les mouvements de souris, les frappes sur le clavier et la navigation entre les pages.

Que penser de ces pratiques? «Elles sont très dangereuses, car le stockage de données aussi personnelles et sensibles sur des serveurs de sociétés de conseil risque de donner des idées à des pirates informatiques, estime Sylvain Pasini, spécialiste en cybersécurité à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud.

Source : Le Temps

La Suisse est mal préparée face à la directive sur la protection des données RGPD

Le premier trimestre de 2018 risque de tourner au cauchemar pour les entreprises suisses. Bruxelles a édicté une nouvelle directive sur la protection des données (RGPD). En vigueur dès le 25 mai prochain, elle concerne toutes les sociétés qui collectent et traitent des informations numériques à caractère personnel, relatives à des individus se trouvant dans l’Union européenne, avec l’intention de vendre des biens et services ou d’analyser le comportement des internautes.

«Le RGPD est une opportunité de se mettre en conformité avec la LPD, qui s’en veut proche à 90%. Il est opportun de faire un état des lieux et d’identifier clairement les options, en matière de gouvernance, de solutions applicatives et d’infrastructure», souligne Cédric Juillerat.

Toutefois, le RGPD reste aujourd’hui muet sur le lieu de stockage des données. «Entre un cloud en Irlande, une structure 100% suisse ou des solutions plus exotiques, les entreprises helvétiques bénéficient d’une marge de manœuvre. La question doit être posée, notamment dans un contexte de recrudescence des cyberattaques», conclut Cédric Juillerat.

Source : Le Temps