La tentation des aspirateurs espions

Lors d’un entretien avec l’agence Reuters, Colin Angle affirme qu’il y a «tout un écosystème d’appareils et de services que la domotique peut offrir lorsqu’on a une carte précise de la maison». Ses robots, pour fonctionner efficacement, effectuent en effet une cartographie précise de la maison ou de l’appartement. iRobot possède déjà un accord avec Amazon, pour que ses aspirateurs robots (dont les premiers prix se situent autour de 200 francs) soient commandés par la voix.

On peut imaginer la suite: Amazon pourrait connaître les plans des appartements pour suggérer aux possesseurs d’un Roomba l’acquisition de nouveaux meubles. Google pourrait utiliser ces plans pour améliorer la qualité audio de son haut-parleur Home. Ou iRobot pourrait revendre ces données à des fabricants de luminaires, d’installations de sécurité ou de tout autre produit lié à la domotique.

Source : Le Temps

 

L’inquiétant pouvoir des assistants numériques

Un autre prix à payer sera la raréfaction massive des sources d’information. Lorsque vous effectuez une recherche classique sur Google, vous jetez peut-être un œil aux trois, voire aux cinq premiers résultats listés. Mais lorsque vous interrogerez, par la voix, votre HomePod ou votre Echo, a priori un seul résultat vous sera communiqué. L’utilisateur deviendra alors dépendant de ce petit haut-parleur qui, pour simplifier à l’extrême la vie de son maître, prendra en échange une part de contrôle de sa vie… L’arrivée puis l’omniprésence des applications dans les smartphones avaient déjà été vues comme un appauvrissement d’Internet pour l’utilisateur. Les assistants domestiques ne vont rien arranger.

Source : Le Temps